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FRENCH PECAN – Adaptation de l’arboriculture au changement climatique par la culture du pacanier agroforestier et biologique en Nouvelle-Aquitaine

- Article actualisé le

Le projet French Pécan a pour but de structurer une filière noix de pécan française, agroforestière et biologique qui réponde aux besoins d’adaptation de l’arboriculture au changement climatique, d’atténuation de ce dernier par les techniques de l’agroforesterie, et de diversification des exploitations agricoles.

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# agriculture biologique# agro-écologie# agroforesterie# diversification# verger

La région Nouvelle-Aquitaine est un territoire d’arboriculture majeur en France, notamment avec le dynamisme de ses filières noix et noisette. Cependant, le secteur arboricole subit déjà les effets du changement climatique. Face à ce constat, se posent les défis de l’atténuation du changement climatique et de l’adaptation de l’agriculture à ce dernier. Pour y répondre, le projet French Pécan propose des solutions innovantes par l’adaptation des cultures grâce au pacanier, et l’adaptation des techniques à travers l’agroforesterie. En outre, la pratique de cette dernière joue également un véritable rôle dans l’atténuation du changement climatique, notamment par la séquestration de carbone dans le sol et dans la biomasse.

Originaire d’Amérique du Nord, le pacanier est l’arbre produisant la noix de pécan. En France, quelques essais ont été réalisés par des agriculteurs désireux d’explorer de nouvelles pratiques et de nouvelles cultures plus adaptées au changement climatique. Cependant, la culture du pacanier dans l’hexagone est encore méconnue et n’est pas documentée, les quantités produites restent anecdotiques, et l’organisation de l’amont et de l’aval de la filière est inexistante. Aussi, la région Nouvelle-Aquitaine constitue un choix très pertinent pour son déploiement avec le dynamisme d’importants vergers de fruits à coque sur son territoire.

Le projet French Pécan propose ainsi d’adapter l’arboriculture au changement climatique et d’atténuer ce dernier par la culture du pacanier agroforestier et biologique en Nouvelle-Aquitaine. Concrètement, il consistera notamment à : mieux connaitre et documenter la culture du pacanier en France, concevoir et expérimenter des systèmes de culture innovants adaptés au changement climatique, optimiser et formaliser des itinéraires techniques, diffuser les résultats à grande échelle auprès d’un large public, organiser la production locale de jeunes plants sains et de qualité, déployer la production de noix de pécan sur le territoire, améliorer les connaissance sur les procédés de traitement post-récolte des noix de pécan, approfondir les synergies entre les différents acteurs (agriculteurs, recherche, technique agricole, enseignement, formation, consommateurs, etc.), et à terme promouvoir une production française, agroforestière et biologique de noix de pécan.

L’innovation est portée par un collectif de six partenaires initiaux : PPAN47 (association regroupant des producteurs de noix de pécan dans le Lot-et-Garonne), l’Association Française d’Agroforesterie (chef de file), Léger Innovation (bureau d’étude en machinisme agricole), SMDEN-Agrinove (technopole dédiée à l’innovation agricole), la SENuRA (station expérimentale nucicole), et AgroCampus47 (enseignement agricole public). Le programme d’actions de la phase d’émergence est structuré autour de 4 axes : (1) Etudes préalables et Structuration, (2) Recherche et Capitalisation, (3) Vulgarisation et Communication, et (4) Coordination.

Le projet French Pécan est le fruit d’une collaboration ascendante et collective portée par l’ensemble des partenaires initiaux. A court terme, il aura un impact direct à l’échelle régionale auprès des producteurs et des acteurs des filières fruits à coques qui bénéficieront des retombées du projet. A court et moyen terme, il touchera d’autres régions de France où les résultats du projet seront également valorisés et diffusés, voire d’autres pays européens à moyen et long terme.

 

Partenaires French Pécan
Partenaires French Pécan

Objectifs

Le principal objectif du projet French Pécan est d’adapter l’arboriculture au changement climatique, et d’atténuer ce dernier par la culture du pacanier agroforestier et biologique en Nouvelle-Aquitaine.

De 2022 à 2023, la première phase dite d’émergence du projet permet entre autres :
- L’acquisition de références techniques et économiques sur la culture du pacanier en France ;
- La conception d’un programme d’expérimentations ;
- La conduite d'une étude de marché ;
- L’amélioration des équipements post-récolte (cassage des noix) ;
- La diffusion des connaissances auprès des agriculteurs et des acteurs des filières fruits à coque ;
- La promotion des initiatives du projet.

Ces actions introduisent le déploiement du projet opérationnel dans sa phase dite de fonctionnement, qui, à partir de fin 2023 - début 2024, viendra renforcer la structuration d’une filière noix de pécan française, agroforestière et biologique de plus grande ampleur, et à plus grande échelle.

Le projet French Pécan contribue ainsi à accélérer la transition agroécologique dans les différents territoires de France, et à développer une filière et des pratiques agroforestières innovantes répondant aux enjeux de société actuels.

BREBIS_LINK – Dynamiser les territoires en créant du lien autour du pâturage ovin

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Ce projet repose sur l’étude des pratiques existantes, l’acquisition de références et l’élaboration d’outils d’aide au développement du pâturage sur cette mosaïque de cultures et de paysages qu’offre le grand Sud-Ouest.

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# agro-écologie# agroforesterie# biodiversité# élevage# forêt# fourrage# ovins# pâturage# paysage# verger# vigne

Le pâturage dit « additionnel » consiste en la valorisation par les brebis de la ressource fourragère
présente dans les vergers, vignes, couverts hivernaux, céréales, parcours boisés… toutes ces surfaces
cultivées ou en déprise qui offrent une ressource alimentaire supplémentaire aux brebis. Cette pratique
constitue une solution possible au développement de nouveaux troupeaux ovins et conforte les surfaces
en pâturage des élevages existants. Elle représente aussi une alternative à l’emploi de produits phyto-
pharmaceutiques, participant ainsi à la préservation de la qualité des sols et de l’eau. Enfin, ce mode
de fonctionnement peut être considéré comme une opportunité pour lutter contre la fermeture des
paysages et contribue à dynamiser les territoires par la création de liens entre ses différents acteurs et
usagers.

3 AXES DE TRAVAIL
Repérer et analyser les pratiques locales sur des territoires du grand Sud-Ouest et identifier les facteurs favorables, les freins et les leviers potentiels.
Tester ces pratiques afin de favoriser leur appropriation sur les territoires du projet. Il s’agit de mettre en place des dispositifs expérimentaux et de démonstrations, montrant aux éleveurs et cultivateurs comment les freins existants tels que les dommages potentiels sur les cultures ou la contrainte travail peuvent être levés. Il s’agit également de produire des références techniques permettant de rationaliser ces pratiques.
Promouvoir le pâturage additionnel grâce à l’élaboration et la diffusion d’outils d’appui technique sur tous les territoires où ces pratiques trouvent leur intérêt. Cela passe par la formalisation de cadres juridiques et l’élaboration d’une méthode de mise en relation éleveurs-producteurs-collectivités.

Objectifs

Des outils d’appui technique
• Un guide technique sur le pâturage des milieux étudiés
• Un recueil de recommandations pratiques sur le travail
• Des articles et journées techniques

Des outils de sensibilisation
• Des vidéos de sensibilisation sur l’intérêt du pâturage additionnel
• L’élaboration des modules pédagogiques à destination de l’enseignement

Des outils d'encadrement de la pratique
• Un guide de partenariat entre éleveurs et cultivateurs avec un modèle de convention
• Une méthode de mise en relation des acteurs locaux pour favoriser l’installation ovine et le développement du pâturage

Résultats

CANEPA

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La question des effets des pesticides sur la santé humaine est un sujet de préoccupation croissant pour les professionnels et la population générale. Le projet CANEPA porte sur l'évaluation de l’exposition aux pesticides des travailleurs dans les vergers de pommiers. Il vise aussi à comprendre les critères de décision des pomiculteurs en matière de conduite des vergers et de protection sanitaire.

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    Arboriculture
vignette - CANEPA
# fongicide# fruits et légumes# herbicide# insecticide# performance# pesticide# phytosanitaire# verger

L’étude CANEPA s’inscrit comme la poursuite du programme PESTEXPO, mis en place en Aquitaine et en Normandie en 2000. Ce programme vise à développer des études d’observation en champ sur les expositions aux pesticides, dans les conditions habituelles de travail. Des études ont été menées au cours des années passées sur les traitements en vigne, blé, maïs, maraîchage plein champs, sous serres et aussi en élevage…L’exposition des travailleurs a été décrite lors des applications de traitements, mais aussi lors des tâches au contact des végétaux en vigne et maraîchage et lors de la récolte ou des vendanges. Ces études ont permis de connaître le niveau d’exposition lors de plus de 200 journées de travail, en détaillant les expositions lors de la préparation des bouillies, de leur application, du nettoyage du matériel,… Elles ont aussi permis de comprendre les circonstances qui font varier les expositions (matériel, mode de culture, formulation, équipements de protection, incidents,…).
Peuvent participer à l’étude CANEPA toute personne travaillant sur une exploitation de pommiers ou de poiriers (homme ou femme, chef d’exploitation, salarié permanent ou temporaire) de façon volontaire, pour différentes opérations : soit lors de journées d’application de ces produits, soit lors de journées de travail au contact des arbres après les traitements, soit lors de la récolte des fruits.
Cette étude en vergers porte sur des spécialités commerciales contenant du captane et/ou du dithianon.
Au total, environ 150 journées d’observations sont prévues dans 3 zones géographiques : le Sud-Ouest, la Normandie et la région Rhône Alpes.
L’intervention est menée de manière à ne pas modifier les conditions habituelles du traitement ou des tâches réalisées, sans rallonger la journée de travail de la personne observée.
Au début de chaque tâche lors d’une journée de traitement : préparation, application, nettoyage ou de travail dans les vergers (éclaircissage, récolte …), onze patches (carrés en coton) sont disposés à divers endroits sur la peau de la personne observée; sous les vêtements, des gants et une casquette en coton sont également fournis (voir schéma). Une pompe et des filtres peuvent permettre de recueillir ce qui pourrait se déposer dans les voies respiratoires (cf schéma sur fichier joint).
Au cours de la journée, les intervenants scientifiques restent dans les vergers et relèvent divers paramètres (nature des parcelles, caractéristiques du matériel, température, vent, éventuels incidents…) sur des cahiers, sans intervenir sur le déroulement de la journée de travail. Il n’y a pas de prise de sang.
Une caractérisation de l’environnement de travail est réalisée en prélevant des éléments représentatifs de ce que touche le travailleur au niveau des arbres, en effectuant des frottis avec des lingettes sur les surfaces que le manipulateur touche au niveau du matériel, en déposant des échantillonneurs d’air passifs (voire actifs) au niveau des environnements des lieux de travail, et éventuellement en échantillonnant des poussières. Il est également proposé un recueil d’urines et de mèches de cheveux à des travailleurs volontaires.
Les analyses en laboratoire de tous les échantillons prélevés permettront de quantifier les doses reçues par l’utilisateur, susceptibles ensuite d’être absorbées par voie cutanée ou respiratoire et/ou les quantités dans les environnements de travail.
Parallèlement à cette approche, un volet agronomique est destiné à décrire le système de production (conventionnel, bio, intégré…) et les règles de décision en matière de protection phytosanitaire des vergers.

Coordination générale : Isabelle BALDI et Marie-Hélène DEVIER
Partenaire du réseau RAIN : Francis MACARY

Objectifs

Les données de cette étude permettront de mieux comprendre les expositions aux pesticides des arboriculteurs. Cette connaissance est essentielle pour développer des mesures de prévention adaptées, et pour étudier les éventuels risques pour la santé des travailleurs. Elle donnera lieu à des publications scientifiques, dans le respect complet de l’anonymat des participants, à un séminaire collectif de restitutions et pour chaque pomiculteur visité, à une présentation des contaminations enregistrées sur sa personne.