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Lutte contre la déprise vétérinaire pour le maintien d’un maillage territorial nécessaire à l’activité d’élevage en Poitou-Charentes

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Début 2021, les remontées, aussi bien par les vétérinaires que par les éleveurs, étaient alarmantes. Une première réunion le 12 juillet 2021 montre que chaque département de Poitou-Charentes avait déjà des zones de désertification vétérinaire et que chaque situation appelait des solutions différentes à court ou moyen terme.

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# élevage# sécurité alimentaire

Suite à cette réunion de juillet 2021, création d’un COPIL multi-partenarial et réflexion en groupes de travail

9 février 2022 : l’ensemble des partenaires décident de répondre à l’AMI (appel à manifestation d’intérêt) sur le territoire Sud-Vienne et au PEI (Partenariat européen pour l’innovation) sur le territoire Poitou-Charentes. Les deux projets ont été retenus.

Poursuite des travaux pour répondre aux deux dossiers, qui a amené à définir les enjeux suivants :

  • Maintenir la santé des cheptels grâce à un maillage vétérinaire suffisant. Ce dernier est gage de santé économique des exploitations et gage de qualité alimentaire
  • Assurer le suivi de la santé des cheptels : surveillance sanitaire, bien-être animal
  • Veiller aux impacts sur l’environnement (biodiversité, qualité eau) et sur la santé humaine : concept One Health
  • Garantir la rentabilité des entreprises vétérinaires et des exploitations d’élevages
  • Favoriser leur transmission
  • Améliorer la qualité de vie des vétérinaires et des éleveurs

Elaboration d’un plan d’action et priorisation des actions à développer pendant la phase d’émergence du PEI. Mise en place de 4 groupes de travail sur les thèmes :

  • Conforter la relation éleveur/vétérinaire au travers du conseil par une offre de différents niveaux de conseils individuels :
    • BSE
    • Suivis réguliers
    • Contractualisation
  • Développer de la synergie entre les structures vétérinaires :
    • en formant (mise en place et assistance terrain) au suivi BSE par des cabinets référents
    • par un partage de compétences, soutien, RH
    • par un partage des gardes….
  • Favoriser le recrutement des jeunes vétérinaires :
    • Se faire connaitre au sein des écoles vétérinaires
    • Les faire venir chez nous
    • Les faire rester : Aides à l’installation (loi DDADUE), création d’un groupe de jeunes vétos, encadré par des coachs, création d’une charte « jeune véto/ véto expert »
  • Favoriser les suivis sanitaires :
    • Maintien d’une prophylaxie annuelle et évolution de la prophylaxie vers des objectifs sanitaires régionaux
    • Bien-être animal : soigner tous les animaux (même ceux de faible valeur économique). Création de tickets de soins, financés par la collectivité
    • Reconnaissance des coûts liés à l’éloignement

 

Objectifs

L’objectif de ce projet est de :
• Consolider le réseau de vétérinaires existant en veillant à court terme à ralentir autant que faire se peut l’arrêt de l’activité vétérinaire rurale et à moyen terme préparer le renouvellement des générations.
• De construire une boîte à outils, adaptable et qui réponde, en termes de désertification vétérinaire, aux différentes situations rencontrées sur le territoire de Poitou-Charentes. En effet les attentes entre une structure à 10 vétérinaires et une structure à 2 vétérinaires peuvent être différentes.
• De permettre le maintien d’un élevage de qualité nécessaire aux revenus des éleveurs et indirectement nécessaire à la santé humaine (one health), l’entretien des paysages (biodiversité), la souveraineté alimentaire.

Sur le territoire les effets du maintien du maillage vétérinaire se mesureront également par l’absence :
- De dégradation de la qualité sanitaire des cheptels,
- De la dégradation du bien-être animal,
- De l’arrêt d’exploitation pour manque de vétérinaires sanitaires.

Résultats

L’intérêt porté à cette boîte à outils, par les différents partenaires, se mesurera par l’utilisation des fiches actions qui lui sont associées

Il est aussi envisagé la mise en place d’un observatoire pour le suivi des actions, l’évolution du maillage vétérinaire. Nous espérons que cette boite à outil puisse servir aux autres départements de la région Nouvelle-Aquitaine par l’intermédiaire notamment des GDS et GTV et pourquoi pas envisager une diffusion au niveau national.

REVONS87 : Relation Éleveurs/Vétérinaires : Osons la Nouveauté Sur la Haute-Vienne !

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Des constats communs de baisse d’activité dans le monde agricole et vétérinaire avec des enjeux forts pour le territoire si rien n’est fait (enjeux sanitaire, social et économique) ont conduit les deux professions à réaliser un état des lieux de la situation afin de créer une dynamique autour du projet et trouver, ensemble, des actions à conduire pour redynamiser le territoire et leurs activités.

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# élevage

Des vétérinaires ruraux de plus en plus rares

En matière d’activité vétérinaire rurale, la tendance notée sur les 5 dernières années est la diminution des vétérinaires spécialisés (-11%) et une quasi-stagnation des activités mixtes (3%). De plus, sur certains départements, le phénomène de reprise des cabinets ruraux par des fonds d’investissement se développe. Ces cabinets concentrent ensuite leur activité sur la « canine ». Des études récentes démontrent l’évolution des profils de nouveaux vétérinaires qui contribue à expliquer le moindre intérêt des jeunes générations pour la pratique de la « rurale » : origine géographique majoritairement urbaine, manque d’attractivité des territoires ruraux, charge de travail liée à l’astreinte de la Permanence et la Continuité des soins.

Les élevages haut-viennois très impactés par cette situation

En parallèle, la profession agricole, dans une conjoncture économique de crise et de pressions sanitaires fortes, nécessite des résultats techniques performants.

En Haute-Vienne, l’agriculture est très fortement marquée par l’élevage présent dans 93% des exploitations agricoles en particulier de ruminants : 322 000 bovins, 206 000 ovins, 10 000 caprins.

Des enjeux forts sur le territoire si rien n’est fait !

Ces constats communs de baisse d’activité dans le monde agricole et vétérinaire ont des enjeux forts pour le territoire si rien n’est fait (fournir un service de soin aux animaux de rente réactif et qualitatif ; maintenir les activités vétérinaires pluridisciplinaires, faire évoluer les modèles économiques des entreprises agricoles et vétérinaires, renforcer l’attractivité du territoire).

Agriculteurs et vétérinaires s’unissent pour redynamiser le territoire

Ces deux professions, inquiètes autant sur le sujet de la désertification vétérinaire que sur la baisse du nombre d’exploitants agricoles, ont décidé de conduire un projet commun pour trouver des solutions pour redynamiser le territoire au travers du programme REVONS87. Ce travail est fait en regroupant tous les acteurs du sanitaire, les éleveurs et leurs accompagnateurs afin de réaliser un état des lieux de la situation, de créer une dynamique autour du projet et de s’inspirer d’expériences d’autres zones. La finalité du projet est ensuite de trouver des solutions ensemble, pour redynamiser le territoire et ces activités.

Objectifs

Les objectifs du programme REVONS87 sont les suivants :
• Susciter la coordination entre les intervenants de l’élevage en créant des groupes d’échanges éleveurs/vétérinaires.
• Etre acteur de la refonte des modèles économiques en analysant les différentes organisations locales.
• Innover sur les modes d’intervention (techniques et organisationnels) en s’appuyant sur l’expérience des différents acteurs locaux et de celle d’autres territoires.
• Etre acteur de la formation vétérinaire en analysant les besoins d’appui aux Ecoles Nationales Vétérinaires.
• Promouvoir les activités agricoles et vétérinaires du territoire.

Il est donc prévu au travers de ce projet d'avoir un état des lieux des besoins de la profession agricole et vétérinaire puis de construire des actions qui permettraient d'y répondre (modalités d'intervention en élevage, évolutions réglementaires nécessaires, groupe d'échanges éleveurs/vétérinaires, ...).

Résultats

 

PEI-Emergence Cirphis : développer une solution agroécologique de lutte contre le cirphis

- Article actualisé le

Le cirphis est une chenille, pour l'instant localisée dans les Pyrénées-Atlantiques, qui provoque de gros dégâts sur la ressource herbagère. Ce projet vise à amorcer la co-construction, entre éleveurs, techniciens et chercheurs, d'une stratégie de lutte agroécologique contre le cirphis, basée en particulier sur le bio-contrôle.

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# agro-écologie# biocontrôle# élevage# fourrage# pâturage# ravageur

Dans les Pyrénées-Atlantiques, la ressource herbagère, sur laquelle les éleveurs basent en grande partie l’alimentation de leurs animaux, est mise en danger chaque année, dans la quasi-totalité du département, par la problématique des cirphis (ou chenilles des prairies, ou noctuelle à point blanc).  Tous les ans, en fin d’été et en automne, ils causent au mieux une perte de pousse d’herbe sur un secteur réduit du Pays Basque, au pire une destruction des prairies sur de larges étendues du territoire, du Pays Basque au Béarn. Depuis quelques années, ils sont aussi observés sur le département voisin des Landes.

Cirphis

Les dernières grosses attaques, en 2018, 2020 et 2022, ont fait des dégâts considérables. En 2018, on estime que 20 à 30 % des prairies du département ont été touchées tandis qu’en 2020, les dégâts étaient encore plus colossaux. Si ces chenilles peuvent réduire à néant la ressource de l’automne et de l’hiver, elles ont également des conséquences sur les années qui suivent. Resemer les prairies n’est pas toujours possible après une attaque d’automne, et, le cas échéant, le coût de réimplantation n’est pas négligeable. Le coût économique de ces attaques est donc considérable pour les éleveurs. Mais il existe aussi de potentiels méfaits écologiques, dans la mesure où les prairies permanentes sont un réservoir de biodiversité, et qu’il est peu probable qu’elles jouent le même rôle lorsqu’elles sont rasées par les chenilles.

Exemple de dégâts de cirphis sur une prairie

Face à ce ravageur, nous sommes aujourd’hui dans une impasse. En effet, si certaines pistes de luttes existent, elles restent d’une efficacité très partielle et ne permettent souvent pas de faire face à des attaques de grande ampleur, alors que la lutte chimique est aujourd’hui pratiquement impossible. En effet, les derniers produits disponibles ont été interdits en 2021 du fait de leurs conséquences environnementales. En parallèle, la lutte biologique (Bacillus thurigiensis, ou Bt), les solutions mécaniques (piétinement fort par le troupeau, compaction par outil…), ou encore la biodiversité auxiliaire (oiseaux) ne permettent pas de faire face à des attaques d’ampleur.

L’enjeu principal est donc de construire une solution viable et durable sur le territoire pour lutter contre le cirphis, aux côtés des expériences déjà existantes, et dans un contexte où il existe une volonté forte de pérenniser et renforcer la ressource herbagère. Face à cet enjeu, un accompagnement public est majeur dans la mesure où, suite à plusieurs entretiens avec des firmes phytosanitaires, il apparaît que le marché des éleveurs des Pyrénées-Atlantiques est trop restreint pour que celles-ci entament des démarches de R&D sur leur fond propre pour cette problématique. Si rien n’est fait, le risque est alors que les éleveurs se retrouvent, dès 2022, sans aucune solution.

Objectifs

Les PEI-Emergence visent à définir un projet d’innovation, à structurer un partenariat, à identifier des besoins et des actions à mener, et à réaliser des études préalables. En cohérence avec les attendus de cet appel à projets, nos objectifs seront les suivants :
- étudier la possibilité de construire une solution de biocontrôle basée sur les trichogrammes
- réfléchir à des études complémentaires pour mieux comprendre le fonctionnement des cirphis et ses interactions avec l'agroécosystème
- réfléchir à des études complémentaires autour de la résilience des prairies en lien avec la problématique cirphis et les autres enjeux prégnants aujourd’hui
- construire et finaliser un partenariat, regroupant éleveurs, techniciens, et chercheurs

La visée est, derrière ces acquis, de construire un projet à but opérationnel, permettant de construire à court-moyen terme une stratégie de lutte globale contre le cirphis, répondant aux attentes des éleveurs.

DECISIF : Décrire et Expertiser une Culture d’Intérêt : la Silphie perFoliée

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Le projet PEI-AGRI DECISIF (Décrire et Expertiser une Culture d’Intérêt : la Silphie perFoliée), piloter par la CRA Nouvelle-Aquitaine, vise à évaluer la faisabilité technique ainsi que les intérêts agro-environnementaux de la silphie dans une exploitation agricole pour la production d'énergie et/ou comme fourrage pour l'élevage. 

vignette - DECISIF : Décrire et Expertiser une Culture d’Intérêt : la Silphie perFoliée

La silphie perfoliée (Silphium perfoliatum L.) est une plante pérenne de la famille des astéracées et est d’origine nord-américaine. Elle est arrivée en Europe au 18ème siècle et a été utilisée d’abord comme plante ornementale. Sa culture n’a débuté que dans les années 1950 en Russie pour un débouché en ensilage pour l’élevage. En France, INRAE s’y est intéressé entre 1974 et 1981. Des mesures ont été réalisées sur la productivité et sur quelques valeurs alimentaires. Malgré des résultats très encourageants, le développement du maïs ensilage a entraîné l’arrêt des travaux de recherche sur  la silphie. Depuis 2010, la silphie connait un regain d’intérêt grâce au développement de la méthanisation qui est pour elle un nouveau débouché.

De plus, les mesures visant à limiter les impacts négatifs de l’agriculture sur l’environnement encouragent l’implantation de ce type de culture pérenne. En effet, en plus d’être utilisée comme fourrage (en ensilage, enrubannage ou pâturage) ou source d’énergie renouvelable, elle apporterait de nombreux bénéfices agronomiques et environnementaux : biodiversité, santé des sols, qualité de l’eau, attrait des pollinisateurs, stockage de carbone, érosion, phytoremédiation… D’autres intérêts ont également été signalés comme des vertus médicinales (terpènes, …), le fort pouvoir mellifère et les possibilités d’utilisation en paillage ou combustible (granulés). Cette culture « multi-usage » pourrait être une solution alternative ou complémentaire au maïs ensilage qui couvre plusieurs millions d’ha en France. Dans le cadre de la méthanisation, l’usage est actuellement limité en France du fait d’une limitation des cultures annuelles pour la production de biométhane. Cette culture présente donc de nombreux atouts par rapport à l’enjeu du changement climatique à savoir :

  • la diversification des sources de fourrages dans des situations de sécheresse,
  • la fourniture de biomasse pour la production d’énergie renouvelable,
  • le stockage du carbone dans les sols.
Depuis 2 ans, cette culture est régulièrement mise en avant, notamment dans la presse agricole, et les agriculteurs sont de plus en plus demandeurs de références sur cette espèce pour savoir s’il est économiquement et environnementalement intéressant d’implanter de la silphie, qui nécessite un fort investissement à l’implantation.
Le projet DECISIF visera donc à évaluer la faisabilité technique ainsi que les intérêts agro-environnementaux de cette plante dans une exploitation agricole pour la production d’énergie et/ou comme fourrage pour l’élevage.
Il s’agit pour le moment d’une phase d’émergence d’un an qui va permettre de constituer et consolider un réseau de partenaires souhaitant travailler sur la silphie. Des suivis de parcelles chez des agriculteurs et des tests d’implantation en station expérimentale permettront de préciser les besoins en recherche et développement sur cette culture. Des enquêtes auprès des acteurs des filières (méthanisation et production animale) informeront des intérêts qu’ils portent à la silphie ainsi que des premiers retours d’expériences.
La CRA Nouvelle-Aquitaine pilote le projet. Les Chambres d’agriculture de Charente-Maritime, Creuse, Pyrénées-Atlantiques et Haute-Vienne, ainsi que l’INRAE de Lusignan sont partenaires. 

Objectifs

La silphie est une culture a priori intéressante sur les plans économiques, environnementaux et sociaux. Elle répond aux enjeux de l’agroécologie et de l’agriculture de demain. Le présent projet permettra de vérifier, préciser et quantifier tous ces bénéfices et de fédérer des travaux et réflexions sur cette culture.

Objectifs de la phase d’émergence :
 Constituer et consolider un réseau de partenaires souhaitant travailler sur la silphie
 Préciser les besoins et attentes des filières (filière méthanisation et filières animales)
 Préciser les besoins en recherche et développement et construire un premier protocole visant à répondre aux problématiques identifiées
 Tester un protocole de suivi de la culture sur quelques parcelles de silphie
 Préciser le contenu des actions de la phase de fonctionnement du groupe et préciser les partenariats pour le dépôt d’un PEI

Pour la réalisation de ces objectifs, cette phase d’émergence consistera à la fois en la réalisation d’enquêtes auprès d’agriculteurs et d’acteurs des filières, et au test d’un protocole de suivi de la culture sur parcelles de silphie. L’ensemble des bénéficiaires finaux (agriculteurs, conseillers) seront impliqués dès le démarrage du projet.
Ce projet doit répondre rapidement aux interrogations des agriculteurs en objectivant les intérêts et limites (agronomiques, environnementaux, et économiques) de cette plante pour leurs exploitations. Il doit également en démontrer la faisabilité technique et apporter des connaissances approfondies sur la conduite de la culture. Il apportera aussi des éléments de réflexion aux organismes décideurs et professionnels sur la mise en place de nouvelles formes de rémunération des agriculteurs. Enfin il permettra d’accroitre les compétences des conseillers sur la silphie.

PROT&OSE – Accompagner les cultivateurs et éleveurs dans la mise en place et le développement d’une filière locale de valorisation des graines d’oléo-protéagineux.

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Pour répondre à la volonté de cultivateurs et d'éleveurs de Dordogne et de Charente de s'organiser pour valoriser localement la production de protéagineux et de soja, PROT&OSE vise à créer les conditions favorables à l'émergence d'une filière, à évaluer son impact sur les performances zootechniques, tout en explorant les déterminants technico-économiques et environnementaux de leur production.

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vignette - PROT&OSE – Accompagner les cultivateurs et éleveurs dans la mise en place et le développement d’une filière locale de valorisation des graines d’oléo-protéagineux.
# agro-écologie# élevage# empreinte carbone# légumineuses# performance# soja

Créer une filière tracée et locale de valorisation des graines d’oléo-protéagineux pour les filières animales afin de participer à la réduction de l’impact carbone à l’échelle d’un bassin de production en Nouvelle Aquitaine.

Cette structuration locale réunissant cultivateurs et éleveurs s’accompagnera :

– du côté des cultivateurs : du rallongement et de la diversification des successions de rotations et d’une baisse de la pression sanitaire d’autant plus importante en AB, tout en diminuant les intrants « engrais azotés »,

– du côté des éleveurs : de plus d’autonomie protéique avec un aliment local efficace notamment en AB sans oublier toutefois que la source majeure de protéine en élevage ruminant provient des fourrages ; de participer à la réduction des émissions de CH4 par l’ingestion des ruminants de matières grasses insaturées,

– pour les opérateurs aval : proposer des aliments composés de protéines et de matières grasses végétales locales en remplacement de l’huile de palme et des tourteaux d’importation.

Et plus largement cela permettra de recréer du lien entre élevage et grandes cultures et de renforcer les circuits courts en conventionnel et AB.

 

Cela passe par :

– inciter les polyculteurs éleveurs et les céréaliers à rajouter une ou des cultures d’oléo-protéagineux dans leurs rotations pour fournir localement les éleveurs de monogastriques et de ruminants,

– proposer une meilleure efficacité alimentaire et une bonne conservation des oléo-protéagineux par l’investissement dans un toasteur mobile,

– tester l’efficience des graines toastées sur la santé animale et pour sécuriser les rations et les coûts dans les élevages,

– accompagner les éleveurs et céréaliers qui cultivent et utilisent dans les rations les graines toastées.

 

LES ACTIONS :

La structuration d’une filière demande :

– de recenser la demande et l’offre ainsi que le potentiel de production (Action 1),

– de réaliser les investissements nécessaires : achat du toasteur (dossier déposé par la FD CUMA 24 auprès de FAM) ; aménagements des infrastructures existantes (adaptation des systèmes électriques sur les sites de stockage et transformation des graines) ; achat d’un infralyseur par la SCAR afin de connaitre la valeur protéique des lots toastés (Action1).

                  – d’organiser la logistique pour un bon fonctionnement du toasteur. Cela correspond à réduire au maximum les temps de déplacement (temps hors fonctionnement de la machine), créer des zones de rassemblement pour le traitement avec un volume minimum à traiter à chaque site. C’est aussi mettre en place des sites dédiés aux produits AB et être capable d’isoler des lots toastés pour mesurer la protéine et assurer la traçabilité des produits (Action1).

                  – de tester les produits commercialisés. L’infralyseur lié au toasteur permettra de suivre les taux de protéines des graines toastées. Des analyses chimiques complémentaires seront réalisées afin de connaitre précisément les taux de matières grasses, la présence de facteurs anti-nutritionnels, la teneur de certains acides aminés importants dans la nutrition des monogastriques. Des suivis de la qualité de conservation des graines en fermes seront aussi réalisés. Enfin, deux sites testeront des graines toastées dans le cadre de protocoles établis collectivement  (Action2).

                  – d’accompagner techniquement les producteurs dans la culture des graines d’oléo-protéagineux et les éleveurs qui les utilisent (Action 3). Cela se traduira par l’organisation de journées techniques, formations, l’élaboration de fiches techniques.

                  – de donner des références économiques aux éleveurs et producteurs et évaluer les impacts environnementaux (outils de diagnostics CAP’2ER et Systerre) (Action 2 & 3).

Objectifs

Créer une filière tracée et locale de valorisation des graines d’oléo-protéagineux pour les filières animales,
Participer à la réduction de l’impact carbone à l’échelle d’un bassin de production en Nouvelle Aquitaine,
Contribuer au développement en Nouvelle Aquitaine d’une économie locale plus résiliente, plus sobre en intrants, en renforçant les circuits courts et les liens sociaux au sein du monde agricole.

- Pour les agriculteurs :

sensibiliser aux intérêts agro-écologiques des cultures de protéagineux et soja,
transférer des références techniques sur les pratiques culturales et d’introduction des graines toastées ou non dans les rations des animaux,
évaluer les impacts économiques et environnementaux.

Paralut

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Associer la génétique et l’alimentation via des concentrés riches en tannins condensés pour limiter le recours aux anthelminthiques en ovins lait et ovins viande.

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# ovins

L’objectif de ce projet est de limiter l’utilisation des anthelminthiques chimiques en ayant recours à la sélection de la résistance génétique et/ou à l’utilisation d’aliments à substances bioactives via un apport par le concentré à l’herbe. A plus long terme, la résistance aux strongles gastro-intestinaux pourrait intégrer les schémas de sélection et les « alicaments » seraient associés aux plans de rationnement des troupeaux ovins viande et ovins lait.

Objectifs

Les quatre axes de travail de ce projet se déclinent ainsi :

- Sélectionner des animaux génétiquement résistants au parasitisme par le phénotypage de béliers de races Manech Tête Rousse, Basco Béarnais, et Rouge de l’Ouest puis en mesurer les effets sur leurs filles en élevages,

- Mesurer l’efficacité de deux alicaments, les bouchons de sainfoin et les résidus de fruits (châtaigne et noisette) distribués au pâturage,

- Evaluer la faisabilité de la combinaison des deux méthodes (génétique et alimentation) en élevages,

- Diffuser largement les résultats obtenus et les conseils qui en découlent vers différents publics (éleveurs, techniciens, vétérinaires, enseignants, apprenants) et sous différentes formes.


Résultats

Lutte contre les strongles digestifs : Une nouvelle donne, de nouvelles pratiques, des perspectives prometteuses

Parasitisme : agir vite pour éviter l’impasse

 

 

 

 

OVICARBONE

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Tester des solutions « bas carbone » pour réduire l’empreinte carbone de la viande ovine en Nouvelle-Aquitaine tout en assurant la durabilité de la filière.

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vignette - OVICARBONE
# ovins

Face au défi du changement climatique, ce projet ambitionne de tester de nouvelles pratiques présentant un intérêt environnemental pour la filière ovine régionale. Il s’agit par exemple d’améliorer l’autonomie en fourrage des exploitations en pâturant des surfaces externes à l’exploitation ou encore d’augmenter la part de carbone stockée en développant les prairies permanentes et le linéaire de haies. Le plus large recours aux mélanges fermiers et aux légumineuses font partie des autres leviers testés. L’intérêt économique de ces pratiques est systématiquement évalué, au même titre que les performances des animaux.

Objectifs

Ce travail est structuré autour de deux axes complémentaires :
• une étude sur un système d’élevage « bas carbone » mis en place au CIIRPO, sur sa ferme expérimentale du Mourier (87). Cette « mini-ferme » fait l’objet de nombreuses mesures afin d’obtenir des références environnementales, techniques, économiques et sociales,
• des essais comparatifs testant des pratiques « bas carbone » sur les deux exploitations de lycées agricoles de Bressuire (79) et Montmorillon (86), avec à titre d’exemples : des durées de lutte très courtes pour réduire le temps en bâtiment et les quantités de concentré ; l’incorporation de graines de soja dans un mélange fermier pour les agneaux.

C@SPER : un chariot robotisé innovant pour réduire le recours aux pesticides

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Le couteau suisse de l'horticulture !

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# horticulture

ASTREDHOR Sud-Ouest GIE Fleurs et Plantes a développé en partenariat avec la société Pyrène Automation, un système simple et innovant appelé C@SPER (Chariot Automatisé de Stimulation et de Piégeage Ergonomique), pour mécaniser la mise en oeuvre de plusieurs techniques alternatives aux produits phytosanitaires. À partir d’un chariot d’arrosage classique, plusieurs fonctions innovantes ont été développées, notamment le piégeage de masse des ravageurs (alternative aux insecticides) à l’aide de panneaux englués et la stimulation mécanique (alternative à la régulation chimique de la croissance des plantes). En entreprise de production, c’est aujourd’hui un facilitateur de pratique opérationnel pour des cultures plus respectueuses de l’environnement et de la santé des opérateurs.

 

Objectifs

La mécanisation des installations horticoles est un levier important pour améliorer la compétitivité de la filière, pour s’affranchir de la main d’œuvre sur des tâches contraignantes et pourtant cruciales. Les objectifs de cet automate sont donc d’être un outil polyvalent, abordable financièrement qui permet de limiter le recours aux produits phytosanitaires de synthèse mais aussi un allègement des opérations culturales pour le personnel (arroser, tailler, traiter). Il constitue un atout en terme de santé des opérateurs et de pénibilité du travail. Les plantes stimulées présentent des lots de cultures très homogènes dont la qualité est souvent améliorée permettant une bonne valorisation commerciale tout en diminuant les coûts de charges directes liées à l’utilisation des produits phytosanitaires. Enfin, avec sa simplicité d’utilisation et la possibilité de piloter à distance via un ordinateur ou un smartphone, il conduit à un allègement global des tâches.
Les livrables sont :
- Un outil : mise en place à la station ASTREDHOR Sud-Ouest en 2016 d'un prototype expérimental puis développement en 2017 d'un produit pour le transfert sur entreprise et travail en 2018 sur un concept modulaire adaptable sur chariot pré-existant
- Une publication du Guide des Méthodes alternatives en protection des plantes d'ASTREDHOR
- Une participation et la nomination au concours ITA'INNOV 2019 dans la catégorie Innovation
- Une intervention au Salon du Végétal 2019 lors des matinées techniques d'ASTREDHOR
- Un article dans le Lien Horticole d'octobre 2019, titre : La "Thigmo" et le piégeage tout en un C@SPER

Résultats

Après des essais de démonstrations en entreprise, des producteurs ont déjà franchi le pas et équipent progressivement leur structure : Brichet SCEA Lannion (22), Exploitation horticole du Lycée du Valdoie (90), Eyraud Plants (42), Floratemple (49), Frimont Horticulture (33), Haberschill (81), Hortiland (40), Lannes (82), M’Fleurs (40), Merel Horticulture (35).  Tandis que certains vont équiper des chariots préexistants d’autres vont équiper une serre entière. Notre partenaire a installé ces premiers chariots de stimulation en 2018 et continue de développer des solutions évolutives selon les besoins de la profession (ajout de ventilateurs pour sécher le feuillage ou déloger les insectes, module tailleuse, lampe de croissance/désinfection).

Concilier production et réduction de l’empreinte carbone en Nouvelle-Aquitaine

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Beef carbon Nouvelle Aquitaine est un projet de filière collectif permettant la mise en oeuvre de pratiques qui vise à réduire l'empreinte carbone de la viande. Il répond au double objectif: améliorer l'efficience environnementale et économique des élevages de l'ensemble de la Région.

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# élevage# empreinte carbone

En lançant son propre projet en Nouvelle-Aquitaine, la filière viande bovine régionale souhaite co-construire, avec l’ensemble des acteurs du territoire, une démarche bas carbone volontariste de grande ampleur visant à mettre en place les moyens nécessaires conduisant à un plan carbone adapté à l’ensemble de la région. L’objectif final du projet est de construire le plan d’action de la production de viande bovine de la région devant permettre de conforter le potentiel de production tout en s’inscrivant dans l’objectif de réduction de l’empreinte carbone de la viande, défini à l’échelle nationale.

La mise en place de ce projet sur les 12 départements constitutifs de la région Nouvelle-Aquitaine s’appuiera sur une évaluation de masse de l’empreinte carbone d’un échantillon de 600 exploitations et la mise en place d’un réseau de 100 fermes pilotes à faible impact carbone. Cette évaluation quantitative et qualitative en élevage sera complétée par une analyse prospective sur les mécanismes de valorisation carbone adaptée aux potentialités de la région. Il permet le test et application concrète d’actions à mettre en place pour lutter contre le changement climatique à l’échelle d’une grande région.

Objectifs

600 diagnostics Cap'2er de niveau 1 représentatifs de tous les systèmes de production de viande bovine de la Région
100 fermes pilotes avec diagnostics Cap'2ER de niveau 2 et plan d'actions visant à réduire l'empreinte carbone
3 réseaux d'éleveurs
plan d'action de la filière viande bovine régionale

Résultats

SO_PERFECTS

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Ce projet tend à ce que la Nouvelle-Aquitaine soit un espace pour promouvoir des systèmes d’élevage ovin agroécologique conciliant la triple performance. Doté de nombreux partenariats complémentaires sur les deux bassins ovins de Nouvelle-Aquitaine, sa démarche est ascendante en partant des agriculteurs et en confrontant leurs pratiques. Les élevages des lycées agricoles sont associés aux tests.

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vignette - SO_PERFECTS
# performance

La Nouvelle-Aquitaine compte 1,2 Million de brebis, le premier troupeau français de brebis allaitantes et le second de laitières. La moitié des allaitantes y sont engagées dans un signe officiel de qualité contre 20 % ailleurs en France. Et 96% de ces nourrices pâturent. En lait, la Nouvelle-Aquitaine compte l’AOP Ossau-Iraty exclusivement produite avec des races locales. Les deux-tiers des laitières paissent en estives contribuant à l’entretien des zones de montagne.

Le maintien de ces élevages passe par leurs capacités à relever les défis de la durabilité : rentabilité, acceptabilité et écologie.

Bien qu’en progression, le revenu des éleveurs en production allaitante est parmi les plus faibles des revenus agricoles avec des marchés de moins en moins régulés. Les éleveurs ovins doivent travailler à l’attractivité de leur métier (conditions de travail) alors que la pression sociétale augmente (bien-être animal, remise en cause de la consommation de viande, limitation des intrants…).

La finalité du projet So_Perfects est d’identifier et de promouvoir des solutions d’adaptation nouvelles autour des trois leviers : des systèmes fourragers maximisant le pâturage, la diminution des intrants alimentaires et sanitaires, l’augmentation de la productivité. La recherche de l’autonomie protéique est un axe stratégique.

Les actions se répartissent ainsi : construction participative de solutions, confrontation aux connaissances techniques et scientifiques, tests et appropriation, transfert et communication.

Le projet se déroulera principalement dans les départements de la Charente, Creuse, Dordogne, Deux-Sèvres, Haute-Vienne, Vienne et Pyrénées-Atlantiques.

Objectifs

Seize groupes d'éleveurs accompagnés de leur technicien travaillent sur des thématiques d'intérêt en lien avec l'alimentation ou le sanitaire : médecines alternatives, tonte, plantes estivales, parasites interne, désaisonnement, pâturage mixte.... En plus des tests réalisés dans ces élevages, des essais sur les mêmes thèmes sont menés en sites expérimentaux et exploitations de lycées agricoles afin de renforcer les résultats. Tous les résultats seront publiés en fin d'essai.