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Le Profil Ressources de vos sols

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Un outil pour décrire les potentialités des sols viticoles. Le sol, système complexe tridimensionnel, constitue le socle du terroir viticole. Ses propriétés agronomiques influencent fortement le développement végétatif de la vigne, les potentialités œnologiques des raisins et les caractéristiques organoleptiques des vins produits.

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    Viticulture
vignette - Le Profil Ressources de vos sols
# agriculture biologique# agro-écologie# engrais# fertilisant# performance# sol# terroir# vigne

Profil Ressources : Un outil pour décrire les potentialités des sols viticoles

Résultats de Profil Ressources suite à une fosse pédologique

Objectifs

Pour aller plus loin dans la découverte du sol et piloter sa fertilité, il est indispensable de réaliser des analyses sur un profil pédologique. L’outil Profil Ressources accompagne dans cette démarche. Après avoir renseigné les données des analyses sur l’application, Profil Ressources fournit des représentations schématiques du profil de sol, avec une légende associée pour repérer ses points forts et ses points faibles.
Quatre visuels sont obtenus et correspondent aux piliers de la fertilité des sols : les propriétés physiques, l’état organique, l’état calcique, et de ces trois paramètres découlent le réservoir nutritif.
Une fois le diagnostic fait, des préconisations sont proposées avec des conseils pour gérer la fertilisation organique ou calcique en fonction des résultat

Résultats

L’outil Profil Ressources est disponible à l’adresse suivante : https://profil-ressources.fr/

 

 

Agriculture et biodiversité en Nouvelle Aquitaine

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Le projet «Agriculture et biodiversité en Nouvelle Aquitaine » a pour objectif principal d’étudier l’effet de pratiques sur la biodiversité, et sensibiliser les acteurs agricoles à cet enjeu.

vignette - Agriculture et biodiversité en Nouvelle Aquitaine
# biodiversité

La préservation de la biodiversité est un enjeu sociétal croissant. Loin de faire exception, le milieu agricole est l’un des plus concernés. La prise de conscience au sein du secteur est amorcée, mais le sujet reste difficile à appréhender, du fait de sa complexité, et notamment de la difficulté à «mesurer» la biodiversité, et donc de juger les résultats et bénéfices issus des efforts consentis par les agriculteurs. C’est particulièrement le cas au sein des structures de conseils que sont les Chambres d’agriculture et les coopératives, acteurs-clés de la transition agroécologique.

Le projet a été mené conjointement par l’Association Générale des Producteurs de Blé (AGPB), la Chambre Régionale d’Agriculture de Nouvelle-Aquitaine, la coopérative Océalia et l’association Noé. Il a été soutenu par la Région Nouvelle-Aquitaine, dans le cadre de l’appel à projets « Nature et Transitions » 2021-2023. La Fédération Régionale des Chasseurs, les FDC16 et FDC17 se sont également activement impliquées dans la réussite de ce projet.

 

Objectifs

Son objectif était de mesurer l’impact de la mise en place de pratiques agricoles sur l’état de la biodiversité des parcelles. Cette mesure passait par la mise en œuvre d’indicateurs de suivi des pratiques, et de suivi de la biodiversité. Le projet a été mené sur 16 parcelles de 5 exploitations d’adhérents de la coopérative, en Charente et Charente-Maritime. Initié en 2021, il s’est clôturé au mois de juin 2023 par une journée de restitution publique des résultats. Ce projet a permis une montée en compétences progressive chez les conseillers et agriculteurs qui, au fil du temps, ont mieux perçu les interactions entre pratiques agricoles et biodiversité. Il pourrait être prolongé d’une nouvelle phase qui se traduirait notamment par une augmentation des exploitants et parcelles bénéficiant de suivis biodiversité.

Résultats

Retrouvez ci-dessous les posters finaux du projet:

Poster n°1

Poster n°2

Poster n°3

Poster n°4

Retrouvez ci-dessous la brochure finale:

HARIZONA Helminthoses – Actions pour le Raisonnement des Interventions dans les Zones Ovines de Nouvelle-Aquitaine

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Les résistances des parasites aux traitements se multiplient dans les élevages ovins allaitants et laitiers. Il est urgent de changer les pratiques de gestion pour préserver l’efficacité des médicaments et maintenir l’élevage au pâturage. Ce projet vise à co-construire avec les éleveurs et tous leurs conseillers, un protocole d’évaluation de l’efficacité de stratégies alternatives de gestion.

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    Élevage
vignette - HARIZONA Helminthoses – Actions pour le Raisonnement des Interventions dans les Zones Ovines de Nouvelle-Aquitaine
# élevage# ovins# parasitisme# pâturage

Un élevage ovin au pâturage, source d’infestations parasitaires

En Région Nouvelle-Aquitaine, la très grande majorité des brebis sont conduites au pâturage, avec des temps passés à l’extérieur plus importants que dans le reste du territoire français. Cette utilisation soutenue du pâturage, encouragée par les attentes sociétales pour des raisons de développement de l’agroécologie et l’amélioration du bien-être animal, entraîne l’infestation des ovins par des parasites gastro-intestinaux. Ces infestations pénalisant les productions, la quasi-totalité des éleveurs administrent des traitements anti-parasitaires à leurs animaux.

Des résistances aux traitements qui se multiplient et un parasitisme en évolution

L’utilisation non raisonnée des anti-parasitaires internes a conduit à la sélection de nématodes gastro-intestinaux (NGI) résistants à ces produits dans le monde entier. En France, en 1998, une enquête dans les élevages ovins allaitants de l’ouest, avait montré l’absence de résistance des NGI aux lactones macrocycliques, mais une forte prévalence des résistances aux benzimidazoles et au lévamisole. Depuis, des signalements de résistances aux lactones macrocycliques ont été rapportés dans différentes zones du territoire, et en particulier en Nouvelle-Aquitaine. D’autre part, le changement climatique est susceptible d’entraîner des modifications des traits de vie des parasites (extension de la période d’infestation, accélération des cycles) en conjonction avec une modification des pratiques d’élevage (extension des périodes de pâturage par exemple). Si la pression parasitaire et la prévalence des résistances venait à s’accentuer de façon simultanée, les éleveurs pourraient se retrouver dans une situation d’impasse thérapeutique, avec pour seule issue de rentrer les animaux en bâtiment pour les soustraire au risque parasitaire.

Des changements de pratiques qui deviennent nécessaires et urgents

La réduction de l’utilisation de ces médicaments apparaît donc aujourd’hui nécessaire. La filière ovine et tous ses acteurs doivent s’engager dans des démarches permettant cette réduction tout en préservant les performances zootechniques et économiques des élevages, de façon à assurer sa durabilité et celle de l’écosystème de la filière.

La meilleure utilisation des AH, qui se traduira par une réduction, consiste à passer d’une utilisation systématique à une utilisation raisonnée qui s’appuie sur un ensemble de recommandations : bon diagnostic, connaissance du statut de résistance du troupeau, traitement à la bonne dose avec un médicament adapté et bien conservé, mise en œuvre du traitement sélectif, … Une autre façon de réduire l’utilisation des médicaments est de mettre en place une gestion intégrée du parasitisme en utilisant des méthodes complémentaires qui permettraient de réduire le niveau d’infestation et/ou de ralentir les cycles. Parmi ces méthodes, on peut citer des méthodes spécifiques de gestion du pâturage, la distribution de plantes riches en tanins condensés, la vaccination, la sélection d’animaux génétiquement résistants, …

Des stratégies de gestion intégrée à évaluer

Cependant, ces différentes stratégies n’ont été que peu ou pas mises en œuvre en conditions d’élevage, et encore moins de façon combinée, et aucune donnée sur leurs effets à moyen terme sur la consommation d’anthelminthiques et sur l’évolution de la résistance n’est disponible.

Le passage d’une stratégie simple de maîtrise, reposant sur une administration systématique de médicaments, à une stratégie de maîtrise plus complexe, associant un raisonnement de l’utilisation des anthelminthiques à des méthodes complémentaires, nécessite la formation des éleveurs et de leur environnement technique, avec une mise à disposition d’outils permettant de guider chacun dans des choix adaptés à son contexte et ses pratiques d’élevage.

Ce projet se propose de construire un protocole d’évaluation multi-disciplinaire des solutions de gestion intégrée du parasitisme gastro-intestinal. Cette construction nécessite la composition d’un groupe opérationnel rassemblant des éleveurs et l’ensemble des intervenants en élevage ovin, de façon à tester des solutions adaptées à la diversité des pratiques d’élevage ovin en Nouvelle-Aquitaine et à garantir l’adoption durable de pratiques validées et la transmission d’un message commun.

 

Objectifs

Les objectifs de la phase d’émergence du projet sont de :
- Identifier les partenaires qui interviendront dans la phase d’évaluation : éleveurs, intervenants impliqués dans la gestion du parasitisme, partenaires intervenant dans l’évaluation des effets du changement de pratique (effets parasitologiques, zootechniques, économiques, effets sur le travail, sur la conduite de l’exploitation)
- Recenser les initiatives déjà existantes (en France ou à l’étranger), les caractériser et en évaluer les intérêts et les limites
- Construire le protocole d’évaluation de stratégies de gestion intégrée

Résultats

La réunion de lancement du projet Harizona a eu lieu le 30 janvier 2023. Cette réunion a regroupé tous les partenaires potentiels du futur projet. Elle a été l’occasion de mieux connaître chaque potentiel participant et de débuter les échanges sur les différentes actions qui pourront être incluses dans le futur projet.

 

 

Le 13 et 14 juin 2023, l’ANSES a participé aux Rencontres Nationales du Sainfoin qui avaient lieu à Troyes, organisées par la coopérative Multifolia et l’entreprise Mg2mix. Ces journées furent l’occasion de mieux comprendre la filière sainfoin et ses protagonistes, de recueillir les témoignages des utilisateurs de sainfoin et de réfléchir à comment cette plante pourrait être utilisée dans le cadre du projet Harizona.

 

 

La 2e réunion de projet a rassemblé tous les potentiels partenaires du futur projet le 19 juin 2023. Cette réunion a permis de définir plus précisément les actions qui vont composer les différents work-packages du futur projet..

 

Du 11 au 14 septembre 2023, l’ANSES a fait un voyage d’études dans la Loire et dans la Drôme pour y rencontrer des éleveurs pratiquant la gestion intégrée du parasitisme. Elle y a fait la rencontre de 7 éleveurs et éleveuses de brebis laitières, brebis allaitantes ou chèvres laitières très impliqués dans le dynamisme de leur territoire, et qui sont tous dans la démarche de mieux comprendre le parasitisme de leur troupeau et de protéger leurs animaux en utilisant mieux les molécules chimiques.

L’ANSES repart avec de nombreuses idées qui viendront nourrir la réflexion autour de la construction du projet HARIZONA, et notamment sur les méthodes complémentaires aux anthelminthiques qui seront proposées aux éleveurs.

Ce voyage a été permis grâce au Dr vétérinaire Michel BOUY qui a organisé les rencontres avec les éleveurs et éleveuses. Un grand merci à lui et à tous les éleveurs rencontrés pour leur accueil.

La réunion de clôture du PEI-Emergence a eu lieu le 15 septembre 2023. Cette réunion a regroupé tous les partenaires du projet qui sera déposé lors de l’appel à projet PEI-Fonctionnement. Elle a été l’occasion de présenter une première ébauche de la rédaction du protocole du projet HARIZONA, de discuter des rôles de chaque partenaire et d’évoquer les budgets. Elle a également permis de lister ce qu’il reste à faire avant le dépôt du projet.

Lutte contre la déprise vétérinaire pour le maintien d’un maillage territorial nécessaire à l’activité d’élevage en Poitou-Charentes

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Début 2021, les remontées, aussi bien par les vétérinaires que par les éleveurs, étaient alarmantes. Une première réunion le 12 juillet 2021 montre que chaque département de Poitou-Charentes avait déjà des zones de désertification vétérinaire et que chaque situation appelait des solutions différentes à court ou moyen terme.

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vignette - Lutte contre la déprise vétérinaire pour le maintien d’un maillage territorial nécessaire à l’activité d’élevage en Poitou-Charentes
# élevage# sécurité alimentaire

Suite à cette réunion de juillet 2021, création d’un COPIL multi-partenarial et réflexion en groupes de travail

9 février 2022 : l’ensemble des partenaires décident de répondre à l’AMI (appel à manifestation d’intérêt) sur le territoire Sud-Vienne et au PEI (Partenariat européen pour l’innovation) sur le territoire Poitou-Charentes. Les deux projets ont été retenus.

Poursuite des travaux pour répondre aux deux dossiers, qui a amené à définir les enjeux suivants :

  • Maintenir la santé des cheptels grâce à un maillage vétérinaire suffisant. Ce dernier est gage de santé économique des exploitations et gage de qualité alimentaire
  • Assurer le suivi de la santé des cheptels : surveillance sanitaire, bien-être animal
  • Veiller aux impacts sur l’environnement (biodiversité, qualité eau) et sur la santé humaine : concept One Health
  • Garantir la rentabilité des entreprises vétérinaires et des exploitations d’élevages
  • Favoriser leur transmission
  • Améliorer la qualité de vie des vétérinaires et des éleveurs

Elaboration d’un plan d’action et priorisation des actions à développer pendant la phase d’émergence du PEI. Mise en place de 4 groupes de travail sur les thèmes :

  • Conforter la relation éleveur/vétérinaire au travers du conseil par une offre de différents niveaux de conseils individuels :
    • BSE
    • Suivis réguliers
    • Contractualisation
  • Développer de la synergie entre les structures vétérinaires :
    • en formant (mise en place et assistance terrain) au suivi BSE par des cabinets référents
    • par un partage de compétences, soutien, RH
    • par un partage des gardes….
  • Favoriser le recrutement des jeunes vétérinaires :
    • Se faire connaitre au sein des écoles vétérinaires
    • Les faire venir chez nous
    • Les faire rester : Aides à l’installation (loi DDADUE), création d’un groupe de jeunes vétos, encadré par des coachs, création d’une charte « jeune véto/ véto expert »
  • Favoriser les suivis sanitaires :
    • Maintien d’une prophylaxie annuelle et évolution de la prophylaxie vers des objectifs sanitaires régionaux
    • Bien-être animal : soigner tous les animaux (même ceux de faible valeur économique). Création de tickets de soins, financés par la collectivité
    • Reconnaissance des coûts liés à l’éloignement

 

Objectifs

L’objectif de ce projet est de :
• Consolider le réseau de vétérinaires existant en veillant à court terme à ralentir autant que faire se peut l’arrêt de l’activité vétérinaire rurale et à moyen terme préparer le renouvellement des générations.
• De construire une boîte à outils, adaptable et qui réponde, en termes de désertification vétérinaire, aux différentes situations rencontrées sur le territoire de Poitou-Charentes. En effet les attentes entre une structure à 10 vétérinaires et une structure à 2 vétérinaires peuvent être différentes.
• De permettre le maintien d’un élevage de qualité nécessaire aux revenus des éleveurs et indirectement nécessaire à la santé humaine (one health), l’entretien des paysages (biodiversité), la souveraineté alimentaire.

Sur le territoire les effets du maintien du maillage vétérinaire se mesureront également par l’absence :
- De dégradation de la qualité sanitaire des cheptels,
- De la dégradation du bien-être animal,
- De l’arrêt d’exploitation pour manque de vétérinaires sanitaires.

Résultats

Dans le cadre de ce dossier, deux enquêtes ont été réalisées, auprès des structures vétérinaires et des éleveurs, afin de recenser les attentes de chacun et d’anticiper les actions permettant de maintenir un maillage vétérinaire suffisant à l’activité d’élevage de ce territoire

Ces enquêtes nous ont permis d’identifier 3 axes de travail :

o Synergie entre structures vétérinaires

o Favoriser le conseil et la prévention

o Favoriser le recrutement des jeunes vétérinaires

Ces 3 axes ont été déclinés en fiches action, l’objectif étant par la suite de les mettre en expérimentation

 

AXE 1 : SYNERGIE ENTRE STRUCTURES VETERINAIRES :

 1.1 : Synergie entre cabinets

o Identifier  les zones concernées par une problématique de maillage

o Mettre en relation les vétérinaires de ces zones

o Réaliser un état des lieux de leurs forces et faiblesses

o Identifier des objectifs en cohérence avec les ressources du groupe et leurs besoins

o Identifier des objectifs complémentaires pour une collaboration avec une structure référente

 

1.2 : Créer un poste de coordinateur régional qui :

o Travaille en lien entre les vétérinaires ambassadeurs, les différentes écoles vétérinaires françaises et étrangères et les interlocuteurs locaux

o Participe au recensement de la typologie, des besoins et des offres des structures vétérinaires de la région et oriente les candidats vers les structures adaptées

o Apporte un soutien dans les démarches administratives pour les structures vétérinaires, notamment en termes d’aide au logement de nouveaux arrivants

o Travaille en lien avec les équipes de communication digitale si option retenue pour communiquer sur les réseaux, réaliser et diffuser les livrets d’accueil

o Participe avec les ambassadeurs à la création et la réalisation d’opérations auprès des écoles vétérinaires et différentes rencontres professionnelles

 

1.3 : Les gardes partagées :

o Organiser une rencontre de l’ensemble des vétérinaires d’une zone et des partenaires

o Créer ensemble un système de gardes partagées pour les week-ends (dans un premier temps)

o Définir un modèle économique le surcoût des actes de week-end et le coût de l’astreinte

o Définir qui vend les médicaments et qui paye (participation des éleveurs..)

 

AXE 2 : FAVORISER LE CONSEIL ET LA PREVENTION :

2.1 : Synergie entre cabinets

Le bilan sanitaire d’élevage (BSE) bovins, un préalable à la rédaction de protocoles de soins nécessaire à la délivrance de médicaments

o Construire un modèle de BSE type à partir de données sanitaires, techniques et économiques

o Son déploiement pourra se faire de 2 façons :

o Formation en interne du cabinet vétérinaire demandeur : le vétérinaire de la structure demandeuse vient se former 2 jours dans un cabinet référent

o Délégation des BSE à une structure vétérinaire Référente : la réalisation des BSE est externalisée mais le suivi régulier de l’élevage reste au niveau du cabinet déléguant

 

2.2 : La contractualisation pour instaurer de nouvelles relations entre éleveurs et vétérinaires et pérenniser l’activité vétérinaire rurale afin de garantir les soins et la prévention

o Construire un modèle de contractualisation, associé à une charte d’engagement éleveurs et vétérinaires

o Ce modèle devra être acceptable par le vétérinaire et par l’éleveur aussi bien en termes de temps que de financement

o Son déploiement devra être standardisé, notamment par le biais de réunions d’information auprès des vétérinaires

 

AXE 3 : FAVORISER LE RECRUTEMENT DES JEUNES VETERINAIRES :

 3.1 : Créer un réseau de vétérinaires ambassadeurs :

Un effort important de communication et de mise en réseau des cliniques de la région permettrait de donner une visibilité plus importante et permettre d’orienter de nouveaux jeunes praticiens dans des zones en tension

o Travailler en étroite collaboration avec les cliniques locales pour faciliter le processus de recrutement des étudiants et pour contribuer à la création de programmes de recrutement innovants et attrayants

o Établir et maintenir des relations avec les étudiants et les établissements d’enseignement vétérinaire pour informer les étudiants des postes dans les cliniques vétérinaires de la région

o Identifier les candidats potentiels parmi les étudiants et les encourager à postuler (stages, apprentissage..) dans les cliniques vétérinaires de la région

 

3.2 : Créer des moments conviviaux :

En arrivant dans une clinique, les jeunes vétérinaires doivent découvrir un nouvel environnement de travail, une nouvelle clientèle, parfois un nouveau département. Il est donc nécessaire de les aider à créer un réseau de connaissances

o Créer des moments conviviaux pour permettre les échanges entre les jeunes éleveurs et les jeunes vétérinaires

o Favoriser l’échange entre des jeunes qui vont se côtoyer professionnellement, et qui sont souvent issus de milieux différents

 

3.3 : La communication :

La mise en œuvre de solutions permettant d’améliorer la qualité de vie des stagiaires de longue durée et des jeunes vétérinaires nouveaux arrivants

o Livret d’accueil et site internet pratiques, modulables et personnalisables

o Une campagne de communication dédiée sur les réseaux sociaux

 

3.4 : La charte employeur – salarié :

L’accueil d’un nouveau vétérinaire au sein d’une structure peut être très différent. Pourtant c’est un premier ressenti qui peut être primordial pour retenir un futur associé

o Pour créer un environnement favorable à l’épanouissement d’un jeune confrère/consoeur

o Pour rappeler les besoins d’un jeune confrère pour assurer pérennité des recrutements

REVONS87 : Relation Éleveurs/Vétérinaires : Osons la Nouveauté Sur la Haute-Vienne !

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Des constats communs de baisse d’activité dans le monde agricole et vétérinaire avec des enjeux forts pour le territoire si rien n’est fait (enjeux sanitaire, social et économique) ont conduit les deux professions à réaliser un état des lieux de la situation afin de créer une dynamique autour du projet et trouver, ensemble, des actions à conduire pour redynamiser le territoire et leurs activités.

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# élevage

Des vétérinaires ruraux de plus en plus rares

En matière d’activité vétérinaire rurale, la tendance notée sur les 5 dernières années est la diminution des vétérinaires spécialisés (-11%) et une quasi-stagnation des activités mixtes (3%). De plus, sur certains départements, le phénomène de reprise des cabinets ruraux par des fonds d’investissement se développe. Ces cabinets concentrent ensuite leur activité sur la « canine ». Des études récentes démontrent l’évolution des profils de nouveaux vétérinaires qui contribue à expliquer le moindre intérêt des jeunes générations pour la pratique de la « rurale » : origine géographique majoritairement urbaine, manque d’attractivité des territoires ruraux, charge de travail liée à l’astreinte de la Permanence et la Continuité des soins.

Les élevages haut-viennois très impactés par cette situation

En parallèle, la profession agricole, dans une conjoncture économique de crise et de pressions sanitaires fortes, nécessite des résultats techniques performants.

En Haute-Vienne, l’agriculture est très fortement marquée par l’élevage présent dans 93% des exploitations agricoles en particulier de ruminants : 322 000 bovins, 206 000 ovins, 10 000 caprins.

Des enjeux forts sur le territoire si rien n’est fait !

Ces constats communs de baisse d’activité dans le monde agricole et vétérinaire ont des enjeux forts pour le territoire si rien n’est fait (fournir un service de soin aux animaux de rente réactif et qualitatif ; maintenir les activités vétérinaires pluridisciplinaires, faire évoluer les modèles économiques des entreprises agricoles et vétérinaires, renforcer l’attractivité du territoire).

Agriculteurs et vétérinaires s’unissent pour redynamiser le territoire

Ces deux professions, inquiètes autant sur le sujet de la désertification vétérinaire que sur la baisse du nombre d’exploitants agricoles, ont décidé de conduire un projet commun pour trouver des solutions pour redynamiser le territoire au travers du programme REVONS87. Ce travail est fait en regroupant tous les acteurs du sanitaire, les éleveurs et leurs accompagnateurs afin de réaliser un état des lieux de la situation, de créer une dynamique autour du projet et de s’inspirer d’expériences d’autres zones. La finalité du projet est ensuite de trouver des solutions ensemble, pour redynamiser le territoire et ces activités.

Objectifs

Les objectifs du programme REVONS87 sont les suivants :
• Susciter la coordination entre les intervenants de l’élevage en créant des groupes d’échanges éleveurs/vétérinaires.
• Etre acteur de la refonte des modèles économiques en analysant les différentes organisations locales.
• Innover sur les modes d’intervention (techniques et organisationnels) en s’appuyant sur l’expérience des différents acteurs locaux et de celle d’autres territoires.
• Etre acteur de la formation vétérinaire en analysant les besoins d’appui aux Ecoles Nationales Vétérinaires.
• Promouvoir les activités agricoles et vétérinaires du territoire.

Il est donc prévu au travers de ce projet d'avoir un état des lieux des besoins de la profession agricole et vétérinaire puis de construire des actions qui permettraient d'y répondre (modalités d'intervention en élevage, évolutions réglementaires nécessaires, groupe d'échanges éleveurs/vétérinaires, ...).

Résultats

 

PEI-Emergence Cirphis : développer une solution agroécologique de lutte contre le cirphis

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Le cirphis est une chenille, pour l'instant localisée dans les Pyrénées-Atlantiques, qui provoque de gros dégâts sur la ressource herbagère. Ce projet vise à amorcer la co-construction, entre éleveurs, techniciens et chercheurs, d'une stratégie de lutte agroécologique contre le cirphis, basée en particulier sur le bio-contrôle.

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vignette - PEI-Emergence Cirphis : développer une solution agroécologique de lutte contre le cirphis
# agro-écologie# biocontrôle# élevage# fourrage# pâturage# ravageur

Dans les Pyrénées-Atlantiques, la ressource herbagère, sur laquelle les éleveurs basent en grande partie l’alimentation de leurs animaux, est mise en danger chaque année, dans la quasi-totalité du département, par la problématique des cirphis (ou chenilles des prairies, ou noctuelle à point blanc).  Tous les ans, en fin d’été et en automne, ils causent au mieux une perte de pousse d’herbe sur un secteur réduit du Pays Basque, au pire une destruction des prairies sur de larges étendues du territoire, du Pays Basque au Béarn. Depuis quelques années, ils sont aussi observés sur le département voisin des Landes.

Cirphis

Les dernières grosses attaques, en 2018, 2020 et 2022, ont fait des dégâts considérables. En 2018, on estime que 20 à 30 % des prairies du département ont été touchées tandis qu’en 2020, les dégâts étaient encore plus colossaux. Si ces chenilles peuvent réduire à néant la ressource de l’automne et de l’hiver, elles ont également des conséquences sur les années qui suivent. Resemer les prairies n’est pas toujours possible après une attaque d’automne, et, le cas échéant, le coût de réimplantation n’est pas négligeable. Le coût économique de ces attaques est donc considérable pour les éleveurs. Mais il existe aussi de potentiels méfaits écologiques, dans la mesure où les prairies permanentes sont un réservoir de biodiversité, et qu’il est peu probable qu’elles jouent le même rôle lorsqu’elles sont rasées par les chenilles.

Exemple de dégâts de cirphis sur une prairie

Face à ce ravageur, nous sommes aujourd’hui dans une impasse. En effet, si certaines pistes de luttes existent, elles restent d’une efficacité très partielle et ne permettent souvent pas de faire face à des attaques de grande ampleur, alors que la lutte chimique est aujourd’hui pratiquement impossible. En effet, les derniers produits disponibles ont été interdits en 2021 du fait de leurs conséquences environnementales. En parallèle, la lutte biologique (Bacillus thurigiensis, ou Bt), les solutions mécaniques (piétinement fort par le troupeau, compaction par outil…), ou encore la biodiversité auxiliaire (oiseaux) ne permettent pas de faire face à des attaques d’ampleur.

L’enjeu principal est donc de construire une solution viable et durable sur le territoire pour lutter contre le cirphis, aux côtés des expériences déjà existantes, et dans un contexte où il existe une volonté forte de pérenniser et renforcer la ressource herbagère. Face à cet enjeu, un accompagnement public est majeur dans la mesure où, suite à plusieurs entretiens avec des firmes phytosanitaires, il apparaît que le marché des éleveurs des Pyrénées-Atlantiques est trop restreint pour que celles-ci entament des démarches de R&D sur leur fond propre pour cette problématique. Si rien n’est fait, le risque est alors que les éleveurs se retrouvent, dès 2022, sans aucune solution.

Objectifs

Les PEI-Emergence visent à définir un projet d’innovation, à structurer un partenariat, à identifier des besoins et des actions à mener, et à réaliser des études préalables. En cohérence avec les attendus de cet appel à projets, nos objectifs seront les suivants :
- étudier la possibilité de construire une solution de biocontrôle basée sur les trichogrammes
- réfléchir à des études complémentaires pour mieux comprendre le fonctionnement des cirphis et ses interactions avec l'agroécosystème
- réfléchir à des études complémentaires autour de la résilience des prairies en lien avec la problématique cirphis et les autres enjeux prégnants aujourd’hui
- construire et finaliser un partenariat, regroupant éleveurs, techniciens, et chercheurs

La visée est, derrière ces acquis, de construire un projet à but opérationnel, permettant de construire à court-moyen terme une stratégie de lutte globale contre le cirphis, répondant aux attentes des éleveurs.

DECISIF : Décrire et Expertiser une Culture d’Intérêt : la Silphie perFoliée

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Le projet PEI-AGRI DECISIF (Décrire et Expertiser une Culture d’Intérêt : la Silphie perFoliée), piloté par la CRA Nouvelle-Aquitaine, vise à évaluer la faisabilité technique ainsi que les intérêts agro-environnementaux de la silphie dans une exploitation agricole pour la production d'énergie et/ou comme fourrage pour l'élevage. 

vignette - DECISIF : Décrire et Expertiser une Culture d’Intérêt : la Silphie perFoliée

La silphie perfoliée (Silphium perfoliatum L.) est une plante pérenne de la famille des astéracées et est d’origine nord-américaine. Elle est arrivée en Europe au 18ème siècle et a été utilisée d’abord comme plante ornementale. Sa culture n’a débuté que dans les années 1950 en Russie pour un débouché en ensilage pour l’élevage. En France, INRAE s’y est intéressé entre 1974 et 1981. Des mesures ont été réalisées sur la productivité et sur quelques valeurs alimentaires. Malgré des résultats très encourageants, le développement du maïs ensilage a entraîné l’arrêt des travaux de recherche sur  la silphie. Depuis 2010, la silphie connait un regain d’intérêt grâce au développement de la méthanisation qui est pour elle un nouveau débouché.

De plus, les mesures visant à limiter les impacts négatifs de l’agriculture sur l’environnement encouragent l’implantation de ce type de culture pérenne. En effet, en plus d’être utilisée comme fourrage (en ensilage, enrubannage ou pâturage) ou source d’énergie renouvelable, elle apporterait de nombreux bénéfices agronomiques et environnementaux : biodiversité, santé des sols, qualité de l’eau, attrait des pollinisateurs, stockage de carbone, érosion, phytoremédiation… D’autres intérêts ont également été signalés comme des vertus médicinales (terpènes, …), le fort pouvoir mellifère et les possibilités d’utilisation en paillage ou combustible (granulés). Cette culture « multi-usage » pourrait être une solution alternative ou complémentaire au maïs ensilage qui couvre plusieurs millions d’ha en France. Dans le cadre de la méthanisation, l’usage est actuellement limité en France du fait d’une limitation des cultures annuelles pour la production de biométhane. Cette culture présente donc de nombreux atouts par rapport à l’enjeu du changement climatique à savoir :

  • la diversification des sources de fourrages dans des situations de sécheresse,
  • la fourniture de biomasse pour la production d’énergie renouvelable,
  • le stockage du carbone dans les sols.
Depuis 2 ans, cette culture est régulièrement mise en avant, notamment dans la presse agricole, et les agriculteurs sont de plus en plus demandeurs de références sur cette espèce pour savoir s’il est économiquement et environnementalement intéressant d’implanter de la silphie, qui nécessite un fort investissement à l’implantation.
Le projet DECISIF visera donc à évaluer la faisabilité technique ainsi que les intérêts agro-environnementaux de cette plante dans une exploitation agricole pour la production d’énergie et/ou comme fourrage pour l’élevage.
Il s’agit pour le moment d’une phase d’émergence d’un an qui va permettre de constituer et consolider un réseau de partenaires souhaitant travailler sur la silphie. Des suivis de parcelles chez des agriculteurs et des tests d’implantation en station expérimentale permettront de préciser les besoins en recherche et développement sur cette culture. Des enquêtes auprès des acteurs des filières (méthanisation et production animale) informeront des intérêts qu’ils portent à la silphie ainsi que des premiers retours d’expériences.
La CRA Nouvelle-Aquitaine pilote le projet. Les Chambres d’agriculture de Charente-Maritime, Creuse, Pyrénées-Atlantiques et Haute-Vienne, ainsi que l’INRAE de Lusignan sont partenaires. 

Objectifs

La silphie est une culture a priori intéressante sur les plans économiques, environnementaux et sociaux. Elle répond aux enjeux de l’agroécologie et de l’agriculture de demain. Le présent projet permettra de vérifier, préciser et quantifier tous ces bénéfices et de fédérer des travaux et réflexions sur cette culture.

Objectifs de la phase d’émergence :
 Constituer et consolider un réseau de partenaires souhaitant travailler sur la silphie
 Préciser les besoins et attentes des filières (filière méthanisation et filières animales)
 Préciser les besoins en recherche et développement et construire un premier protocole visant à répondre aux problématiques identifiées
 Tester un protocole de suivi de la culture sur quelques parcelles de silphie
 Préciser le contenu des actions de la phase de fonctionnement du groupe et préciser les partenariats pour le dépôt d’un PEI

Pour la réalisation de ces objectifs, cette phase d’émergence consistera à la fois en la réalisation d’enquêtes auprès d’agriculteurs et d’acteurs des filières, et au test d’un protocole de suivi de la culture sur parcelles de silphie. L’ensemble des bénéficiaires finaux (agriculteurs, conseillers) seront impliqués dès le démarrage du projet.
Ce projet doit répondre rapidement aux interrogations des agriculteurs en objectivant les intérêts et limites (agronomiques, environnementaux, et économiques) de cette plante pour leurs exploitations. Il doit également en démontrer la faisabilité technique et apporter des connaissances approfondies sur la conduite de la culture. Il apportera aussi des éléments de réflexion aux organismes décideurs et professionnels sur la mise en place de nouvelles formes de rémunération des agriculteurs. Enfin il permettra d’accroitre les compétences des conseillers sur la silphie.

Résultats

PROT&OSE – Accompagner les cultivateurs et éleveurs dans la mise en place et le développement d’une filière locale de valorisation des graines d’oléo-protéagineux.

- Article actualisé le

Pour répondre à la volonté de cultivateurs et d'éleveurs de Dordogne et de Charente de s'organiser pour valoriser localement la production de protéagineux et de soja, PROT&OSE vise à créer les conditions favorables à l'émergence d'une filière, à évaluer son impact sur les performances zootechniques, tout en explorant les déterminants technico-économiques et environnementaux de leur production.

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vignette - PROT&OSE – Accompagner les cultivateurs et éleveurs dans la mise en place et le développement d’une filière locale de valorisation des graines d’oléo-protéagineux.
# agro-écologie# élevage# empreinte carbone# légumineuses# performance# soja

Créer une filière tracée et locale de valorisation des graines d’oléo-protéagineux pour les filières animales afin de participer à la réduction de l’impact carbone à l’échelle d’un bassin de production en Nouvelle Aquitaine.

Cette structuration locale réunissant cultivateurs et éleveurs s’accompagnera :

– du côté des cultivateurs : du rallongement et de la diversification des successions de rotations et d’une baisse de la pression sanitaire d’autant plus importante en AB, tout en diminuant les intrants « engrais azotés »,

– du côté des éleveurs : de plus d’autonomie protéique avec un aliment local efficace notamment en AB sans oublier toutefois que la source majeure de protéine en élevage ruminant provient des fourrages ; de participer à la réduction des émissions de CH4 par l’ingestion des ruminants de matières grasses insaturées,

– pour les opérateurs aval : proposer des aliments composés de protéines et de matières grasses végétales locales en remplacement de l’huile de palme et des tourteaux d’importation.

Et plus largement cela permettra de recréer du lien entre élevage et grandes cultures et de renforcer les circuits courts en conventionnel et AB.

 

Cela passe par :

– inciter les polyculteurs éleveurs et les céréaliers à rajouter une ou des cultures d’oléo-protéagineux dans leurs rotations pour fournir localement les éleveurs de monogastriques et de ruminants,

– proposer une meilleure efficacité alimentaire et une bonne conservation des oléo-protéagineux par l’investissement dans un toasteur mobile,

– tester l’efficience des graines toastées sur la santé animale et pour sécuriser les rations et les coûts dans les élevages,

– accompagner les éleveurs et céréaliers qui cultivent et utilisent dans les rations les graines toastées.

 

LES ACTIONS :

La structuration d’une filière demande :

– de recenser la demande et l’offre ainsi que le potentiel de production (Action 1),

– de réaliser les investissements nécessaires : achat du toasteur (dossier déposé par la FD CUMA 24 auprès de FAM) ; aménagements des infrastructures existantes (adaptation des systèmes électriques sur les sites de stockage et transformation des graines) ; achat d’un infralyseur par la SCAR afin de connaitre la valeur protéique des lots toastés (Action1).

                  – d’organiser la logistique pour un bon fonctionnement du toasteur. Cela correspond à réduire au maximum les temps de déplacement (temps hors fonctionnement de la machine), créer des zones de rassemblement pour le traitement avec un volume minimum à traiter à chaque site. C’est aussi mettre en place des sites dédiés aux produits AB et être capable d’isoler des lots toastés pour mesurer la protéine et assurer la traçabilité des produits (Action1).

                  – de tester les produits commercialisés. L’infralyseur lié au toasteur permettra de suivre les taux de protéines des graines toastées. Des analyses chimiques complémentaires seront réalisées afin de connaitre précisément les taux de matières grasses, la présence de facteurs anti-nutritionnels, la teneur de certains acides aminés importants dans la nutrition des monogastriques. Des suivis de la qualité de conservation des graines en fermes seront aussi réalisés. Enfin, deux sites testeront des graines toastées dans le cadre de protocoles établis collectivement  (Action2).

                  – d’accompagner techniquement les producteurs dans la culture des graines d’oléo-protéagineux et les éleveurs qui les utilisent (Action 3). Cela se traduira par l’organisation de journées techniques, formations, l’élaboration de fiches techniques.

                  – de donner des références économiques aux éleveurs et producteurs et évaluer les impacts environnementaux (outils de diagnostics CAP’2ER et Systerre) (Action 2 & 3).

Objectifs

Créer une filière tracée et locale de valorisation des graines d’oléo-protéagineux pour les filières animales,
Participer à la réduction de l’impact carbone à l’échelle d’un bassin de production en Nouvelle Aquitaine,
Contribuer au développement en Nouvelle Aquitaine d’une économie locale plus résiliente, plus sobre en intrants, en renforçant les circuits courts et les liens sociaux au sein du monde agricole.

- Pour les agriculteurs :

sensibiliser aux intérêts agro-écologiques des cultures de protéagineux et soja,
transférer des références techniques sur les pratiques culturales et d’introduction des graines toastées ou non dans les rations des animaux,
évaluer les impacts économiques et environnementaux.

Paralut

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Associer la génétique et l’alimentation via des concentrés riches en tannins condensés pour limiter le recours aux anthelminthiques en ovins lait et ovins viande.

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# ovins

L’objectif de ce projet est de limiter l’utilisation des anthelminthiques chimiques en ayant recours à la sélection de la résistance génétique et/ou à l’utilisation d’aliments à substances bioactives via un apport par le concentré à l’herbe. A plus long terme, la résistance aux strongles gastro-intestinaux pourrait intégrer les schémas de sélection et les « alicaments » seraient associés aux plans de rationnement des troupeaux ovins viande et ovins lait.

Objectifs

Les quatre axes de travail de ce projet se déclinent ainsi :

- Sélectionner des animaux génétiquement résistants au parasitisme par le phénotypage de béliers de races Manech Tête Rousse, Basco Béarnais, et Rouge de l’Ouest puis en mesurer les effets sur leurs filles en élevages,

- Mesurer l’efficacité de deux alicaments, les bouchons de sainfoin et les résidus de fruits (châtaigne et noisette) distribués au pâturage,

- Evaluer la faisabilité de la combinaison des deux méthodes (génétique et alimentation) en élevages,

- Diffuser largement les résultats obtenus et les conseils qui en découlent vers différents publics (éleveurs, techniciens, vétérinaires, enseignants, apprenants) et sous différentes formes.


Résultats

Lutte contre les strongles digestifs : Une nouvelle donne, de nouvelles pratiques, des perspectives prometteuses

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Parasitisme : agir vite pour éviter l’impasse

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Sainfoin: des vertus antiparasitaires contre les strongles qui restent à démontrer

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OVICARBONE

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Tester des solutions « bas carbone » pour réduire l’empreinte carbone de la viande ovine en Nouvelle-Aquitaine tout en assurant la durabilité de la filière.

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vignette - OVICARBONE
# ovins

Face au défi du changement climatique, ce projet ambitionne de tester de nouvelles pratiques présentant un intérêt environnemental pour la filière ovine régionale. Il s’agit par exemple d’améliorer l’autonomie en fourrage des exploitations en pâturant des surfaces externes à l’exploitation ou encore d’augmenter la part de carbone stockée en développant les prairies permanentes et le linéaire de haies. Le plus large recours aux mélanges fermiers et aux légumineuses font partie des autres leviers testés. L’intérêt économique de ces pratiques est systématiquement évalué, au même titre que les performances des animaux.

Objectifs

Ce travail est structuré autour de deux axes complémentaires :
• une étude sur un système d’élevage « bas carbone » mis en place au CIIRPO, sur sa ferme expérimentale du Mourier (87). Cette « mini-ferme » fait l’objet de nombreuses mesures afin d’obtenir des références environnementales, techniques, économiques et sociales,
• des essais comparatifs testant des pratiques « bas carbone » sur les deux exploitations de lycées agricoles de Bressuire (79) et Montmorillon (86), avec à titre d’exemples : des durées de lutte très courtes pour réduire le temps en bâtiment et les quantités de concentré ; l’incorporation de graines de soja dans un mélange fermier pour les agneaux.