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Alt’Fongi Biocontrôle II

- Article actualisé le

Le projet Alt'Fongi Biocontrôle II prend la suite du projet Alt'Fongi Biocontrôle qui se termine en 2020. Il vise toujours à évaluer et valoriser des stratégies de traitement de la vigne intégrant le plus possible de biocontrôle mais intègre de nouvelles dimensions. L'objectif reste d'obtenir des références techniques sur ces produits.

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vignette - Alt’Fongi Biocontrôle II
# agriculture biologique# biocontrôle# empreinte carbone# fongicide# mildiou# phytosanitaire# soufre# vigne

Le biocontrôle est un des leviers principaux mis en exergue pour réduire l’usage des produits phytosanitaires classiques. Malgré le recensement de nouveaux produits ces dernières années, leur part dans les itinéraires de production reste anecdotique : Les viticulteurs ont besoin d’informations claires et pertinentes pour adopter ces nouvelles solutions de façon régulière.

Le projet Alt’Fongi Biocontrôle II associe la Chambre d’Agriculture de la Gironde, l’IFV et le Château Grand Baril (Exploitation du Lycée viticole de Libourne Montagne). Il succède au premier projet (2018-2020) et poursuit le même objectif : produire des références indépendantes sur les produits de biocontrôle à l’usage des viticulteurs girondins dans le cadre de la lutte contre les maladies cryptogamiques.

Les évaluations des produits se feront via des plateformes d’essai en microparcelles et multimodalités. Des programmes de biocontrôle seront créés (règles de décisions, associations) à partir des données acquises et des résultats d’autres projets connexes (prophylaxie, modélisation…).

Pour faciliter un transfert plus rapide, les stratégies seront appliquées et évaluées sur un réseau de grandes parcelles dans les conditions de production : les critères techniques, économiques et environnementaux compléteront alors ceux liés à l’efficacité de protection et permettront une évaluation globale des programmes proposés.

Des liens sont établis avec les équipes de la recherche académique locale (INRAe et ISVV) pour permettre le transfert des avancées obtenues en amont dans l’amélioration de l’usage des biocontrôles au vignoble (voir schéma 1 en annexe).

Enfin, la communication représente une part non négligeable du projet. La diffusion se fera notamment en saison grâce aux visites des sites d’essai, mais aussi au travers d’articles et de participations à des journées techniques.  Les résultats seront aussi partagés aux différents groupes locaux travaillant sur la réduction des intrants (réseaux DEPHY, groupes 30.000, SME…).

Objectifs

- Obtenir des références techniques sur le positionnement des produits de biocontrôle
- Pouvoir déterminer s'il est nécessaire d'associer d'autres produits et en quelles quantités
- Fournir des informations précises et indépendantes aux vignerons bordelais
- Disposer de plateformes d'essais visitables pour échanger sur ces produits et leur utilisation en viticulture
- Transférer les meilleures stratégies en Grandes Parcelles afin d'obtenir des informations précises sur l'utilisation de ces produits par les vignerons : Validation des résultats, mise en place de réunions de bout de parcelles, études technico-économiques globales.

Alt’Fongi biocontrôle

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Le projet Alt’Fongi Biocontrôle vise à évaluer et optimiser des stratégies de protection du vignoble intégrant le plus possible des produits de biocontrôle pour lutter contre le mildiou, l’oïdium et le botrytis de la vigne dans le contexte spécifique bordelais. Nous voulons fournir des références techniques aux viticulteurs leur permettant d'intégrer ces produits dans leurs itinéraires.

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vignette - Alt’Fongi biocontrôle
# biocontrôle# cuivre# fongicide# mildiou# phytosanitaire# soufre# vigne

Les produits de biocontrôle ont des modes d’action différents des produits conventionnels et plus partiels. Largement plébiscités par le grand public et les politiques, ils restent difficiles à prendre en main par les viticulteurs. De ce fait, des travaux sont nécessaires pour les intégrer efficacement dans une stratégie globale de protection au vignoble. C’est dans cet objectif que nous commençons trois années d’expérimentation en Gironde.

Nous travaillons sur 3 plateformes expérimentales. En 2018 et 2019, chaque plateforme permet d’adresser le problème d’une seule des trois maladies visées : mildiou, oïdium ou botrytis. Deux plateformes sont menées au lycée viticole de Libourne-Montagne et une plateforme est menée  chez un viticulteur à Rauzan. Nous utilisons des produits déjà homologués ou qui le seront d’ici 1 ou 2 ans. Nous travaillons sur des règles de décision prenant en compte l’état sanitaire du feuillage et des grappes ainsi que le climat pour décider :

  • Pour le mildiou, à chaque traitement, quelle quantité de cuivre nous souhaitons ajouter au produit de biocontrôle en fonction de la pression (calculée en pourcentage de la quantité qui serait mise pour une protection de type Agriculture Biologique)
  • Pour l’oïdium, à partir de quand une protection combinée biocontrôle et soufre devient nécessaire
  • Pour le botrytis, en créant des stratégies exclusivement biocontrôle, quand déclencher un traitement en fonction de l’évolution du climat (modèle post véraison, développé par les chercheurs d’INRAE)

Objectifs

- Obtenir des références techniques sur le positionnement des produits de biocontrôle
- Pouvoir déterminer s'il est nécessaire d'associer d'autres produits et en quelles quantités
- Fournir des informations précises et indépendantes aux vignerons bordelais
- Disposer de plateformes d'essais visitables pour échanger sur ces produits et leur utilisation en viticulture

Résultats

Pour plus de résultats, consultez la page du projet sur le site du Vinopôle : Page du projet Site Vinopôle

PhytoVITI

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Le projet PhytoVITI : "Les bonnes pratiques viticoles pour assurer la transition agroécologique dans le vignoble", a pour objectif d'assurer la valorisation et le transfert vers les professionnels, des résultats de l'axe agronomique du projet PhytoCOTE.

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vignette - PhytoVITI
# agriculture biologique# agro-écologie# fongicide# herbicide# pesticide# phytosanitaire# vigne

Les résultats de l’axe agronomique du projet PhytoCOTE en matière d’évaluation des performances socio-économiques et environnementales ont été obtenus par analyse multicritères d’une quarantaine d’exploitations viticoles suivant différents modes de conduite : conventionnel raisonné voire très raisonné, biologique et biodynamique et en démarche agroécologique. Sept critères majeurs ont été retenus et pondérés:
– La marge économique du système viticole,
– Le niveau de pression phytosanitaire appliquée sur les vignes,
– Le risque d’écotoxicité des pesticides pour les écosystèmes,
– La qualité de la pulvérisation
– La charge de travail viticole,
– La complexité du système viticole.
A l’issue de ces évaluations, différents scenarii devant conduire à une baisse conséquente de la pression et impact phytosanitaire ont été évalués, dans un souci d’orientation vers la transition agroécologique.
L’objectif de PhytoVITI est de partager et discuter ces résultats avec les acteurs socio-professionnels de la filière viticole.

Coordination : Francis MACARY, IRSTEA-Bordeaux

Objectifs

Le projet a pour objectif de mettre en œuvre différentes démarches de transfert /valorisation, dont :
- la rédaction d'un rapport de synthèse de la démarche méthodologique et des principales conclusions au projet PhytoCOTE,
- la rédaction d'articles de vulgarisation dans des revues techniques en agriculture/viticulture,
- l'intégration des conclusions en Réseaux professionnels : plateformes RAIN (réseau agricole pour l'innovation en Nouvelle aquitaine), RMT ERYTAGE (Durabilité des exploitations agricoles) dont F. Macary est membre,
- l'organisation de séminaires, réunions d'échanges et ateliers terrain avec les professionnels,
- la présentation des travaux en colloques scientifiques,
- la rédaction de publications scientifiques en agronomie/agroécologie.

PESTIPOND

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Les zones humides et les étangs naturels ou artificiels constituent des écosystèmes complexes et dynamiques qui agissent comme des réacteurs biogéochimiques pour transformer la matière et les polluants. Le projet PESTIPOND vise à évaluer les processus clés des différents compartiments des retenues d'eau impliqués dans le cycle, le stockage et la transformation des pesticides d'origine agricole.

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vignette - PESTIPOND
# blé# céréales# désherbage# eau# fongicide# herbicide# insecticide# pesticide# phytosanitaire# tournesol# vigne

PESTIPOND est un projet de recherche collaboratif innovant d’une durée de 48 mois associant des partenaires de quatre unités de recherche en France et 15 partenaires socio-économiques.
Les domaines d’expertise sont complémentaires en hydrologie, biogéochimie, microbiologie, analyse et chimie isotopique des pesticides, sciences du sol et des sédiments, agronomie, écologie, gestion des bases de données, SIG et modélisation agro-hydrologique et biogéochimique, ainsi que de la gestion des territoires et des paysages.
Ce projet, centré sur les retenues d’eau d’origine agricole, apporte le concept novateur d’étude des processus de transformation des pesticides dans les différents compartiments des étangs (eau, sédiment, végétations, etc.). Ces processus sont inclus dans un cadre de modélisation intégrative et spatiale des prévisions du risque de transfert de pesticides à l’échelle du bassin versant.
Ces résultats seront utiles à tous les gestionnaires dont le rôle est déterminant pour la protection des captages d’eau sur le territoire : les agences de l’eau et de l’environnement, les coopératives locales, les bureaux de conseil en ingénierie… Le projet cible les facteurs et les processus contrôlant la capacité des bassins à dégrader des mélanges de pesticides, bien au-delà de leur rôle principal de retarder le transfert de pesticides ou de transformer les molécules mères en produits de transformation.
Le projet est organisé en trois groupes de tâches expérimentales interconnectées:
– Biogéochimie du comportement des pesticides en conditions réelles, dans les étangs et en réponse aux conditions hydroclimatiques suivant différents contextes agricoles ;
– Voies de dissipation des pesticides dans les étangs : expériences in situ et en laboratoire ;
– Modélisation de l’évaluation de l’impact des étangs sur le transfert de pesticides dans les eaux de surface (simulation de la dissipation des pesticides à l’échelle de l’étang et de leurs effets cumulatifs afin de générer des scénarii de gestion des étangs à l’échelle du bassin versant).
Les partenaires socio-économiques ont un accès privilégié à des étangs expérimentaux implantés dans des bassins hydrographiques dans trois régions françaises. Ces régions présentent des contextes agro-climatiques contrastés et des installations d’analyses hydrologiques et biogéochimiques exceptionnelles.
Les connaissances acquises sur les processus hydrologiques et biogéochimiques dans les étangs et la modélisation de scénarii de gestion visant à atténuer les transferts de pesticides dans les eaux de surface, permettront d’alimenter les réponses des gestionnaires de terrain, dans le cadre de la transition écologique.

¤ Coordinateur général du projet : Gwenaël IMFELD, Université de Strasbourg – CNRS – ENGEES
Courriel : imfeld@unistra.fr

¤ Coordinateur régional pour Irstea : Francis MACARY, IRSTEA, UR ETBX
Courriel : francis.macary@irstea.fr

CANEPA

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La question des effets des pesticides sur la santé humaine est un sujet de préoccupation croissant pour les professionnels et la population générale. Le projet CANEPA porte sur l'évaluation de l’exposition aux pesticides des travailleurs dans les vergers de pommiers. Il vise aussi à comprendre les critères de décision des pomiculteurs en matière de conduite des vergers et de protection sanitaire.

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vignette - CANEPA
# fongicide# fruits et légumes# herbicide# insecticide# performance# pesticide# phytosanitaire# verger

L’étude CANEPA s’inscrit comme la poursuite du programme PESTEXPO, mis en place en Aquitaine et en Normandie en 2000. Ce programme vise à développer des études d’observation en champ sur les expositions aux pesticides, dans les conditions habituelles de travail. Des études ont été menées au cours des années passées sur les traitements en vigne, blé, maïs, maraîchage plein champs, sous serres et aussi en élevage…L’exposition des travailleurs a été décrite lors des applications de traitements, mais aussi lors des tâches au contact des végétaux en vigne et maraîchage et lors de la récolte ou des vendanges. Ces études ont permis de connaître le niveau d’exposition lors de plus de 200 journées de travail, en détaillant les expositions lors de la préparation des bouillies, de leur application, du nettoyage du matériel,… Elles ont aussi permis de comprendre les circonstances qui font varier les expositions (matériel, mode de culture, formulation, équipements de protection, incidents,…).
Peuvent participer à l’étude CANEPA toute personne travaillant sur une exploitation de pommiers ou de poiriers (homme ou femme, chef d’exploitation, salarié permanent ou temporaire) de façon volontaire, pour différentes opérations : soit lors de journées d’application de ces produits, soit lors de journées de travail au contact des arbres après les traitements, soit lors de la récolte des fruits.
Cette étude en vergers porte sur des spécialités commerciales contenant du captane et/ou du dithianon.
Au total, environ 150 journées d’observations sont prévues dans 3 zones géographiques : le Sud-Ouest, la Normandie et la région Rhône Alpes.
L’intervention est menée de manière à ne pas modifier les conditions habituelles du traitement ou des tâches réalisées, sans rallonger la journée de travail de la personne observée.
Au début de chaque tâche lors d’une journée de traitement : préparation, application, nettoyage ou de travail dans les vergers (éclaircissage, récolte …), onze patches (carrés en coton) sont disposés à divers endroits sur la peau de la personne observée; sous les vêtements, des gants et une casquette en coton sont également fournis (voir schéma). Une pompe et des filtres peuvent permettre de recueillir ce qui pourrait se déposer dans les voies respiratoires (cf schéma sur fichier joint).
Au cours de la journée, les intervenants scientifiques restent dans les vergers et relèvent divers paramètres (nature des parcelles, caractéristiques du matériel, température, vent, éventuels incidents…) sur des cahiers, sans intervenir sur le déroulement de la journée de travail. Il n’y a pas de prise de sang.
Une caractérisation de l’environnement de travail est réalisée en prélevant des éléments représentatifs de ce que touche le travailleur au niveau des arbres, en effectuant des frottis avec des lingettes sur les surfaces que le manipulateur touche au niveau du matériel, en déposant des échantillonneurs d’air passifs (voire actifs) au niveau des environnements des lieux de travail, et éventuellement en échantillonnant des poussières. Il est également proposé un recueil d’urines et de mèches de cheveux à des travailleurs volontaires.
Les analyses en laboratoire de tous les échantillons prélevés permettront de quantifier les doses reçues par l’utilisateur, susceptibles ensuite d’être absorbées par voie cutanée ou respiratoire et/ou les quantités dans les environnements de travail.
Parallèlement à cette approche, un volet agronomique est destiné à décrire le système de production (conventionnel, bio, intégré…) et les règles de décision en matière de protection phytosanitaire des vergers.

Coordination générale : Isabelle BALDI et Marie-Hélène DEVIER
Partenaire du réseau RAIN : Francis MACARY

Objectifs

Les données de cette étude permettront de mieux comprendre les expositions aux pesticides des arboriculteurs. Cette connaissance est essentielle pour développer des mesures de prévention adaptées, et pour étudier les éventuels risques pour la santé des travailleurs. Elle donnera lieu à des publications scientifiques, dans le respect complet de l’anonymat des participants, à un séminaire collectif de restitutions et pour chaque pomiculteur visité, à une présentation des contaminations enregistrées sur sa personne.

PhytoCOTE

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Le projet PhytoCOTE, met en œuvre des travaux de recherche pluridisciplinaires relatifs à l'usage des pesticides dans le vignoble bordelais, à leur bioaccumulation, transferts et impacts sur les écosystèmes connexes. Il évalue les performances environnementales et socio-économiques afin d'établir des scenarii de changement de pratiques viticoles.

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vignette - PhytoCOTE
# agriculture biologique# agro-écologie# cuivre# fongicide# herbicide# insecticide# pesticide# phytosanitaire# vigne

Les approches scientifiques du projet PhytoCOTE nécessitent une intervention pluridisciplinaire (agronomie, chimie environnementale, hydrobiologie, écologie, écotoxicologie et économie).
Il amène tout d’abord à caractériser les pratiques agricoles, en particulier viticoles, dont l’usage des produits phytosanitaires. L’analyse du raisonnement des agriculteurs dans leurs choix de la protection phytosanitaire a pour but d’anticiper la tendance d’évolution des usages et d’établir des scenarii de changements de pratiques.

Le site d’étude choisi dans le Blayais (dans la zone estuaire du LabEx COTE), a fait l’objet d’un état initial de la situation des phytosanitaires organiques et inorganiques in situ (sols, hydrosystèmes), puis d’une étude de leur bioaccumulation et impacts sur des organismes vivants du milieu.

Une simulation de l’effet de bonnes pratiques agro-environnementales sur le site d’étude retenu devrait permettre d’acquérir des connaissances relatives aux conditions requises pour un changement de pratiques le cas échéant, de la protection phytosanitaire du vignoble. L’évaluation des performances socio-économiques et environnementales des ateliers viticoles est faite par une analyse et modélisation multicritère associant les acteurs professionnels à la pondération de ces critères. De plus, des scenarii de changements de pratiques seront étudiés afin d’analyser les performances induites par ces systèmes.

 

Objectifs

- Comprendre les processus de bioaccumulation des pesticides dans les compartiments sols et eau.
- Analyser les contributions des différentes parcelles viticoles sur le bassin versant expérimental de Marcillac au risque de transfert des produits phytosanitaires vers les eaux de surface.
- Etudier les transferts de ces molécules dans les différents compartiments.
- Analyser les différentes pratiques agricoles / viticoles et modes de conduites sur le BVE et à un niveau d'organisation plus large (Région du Blayais).
- Comprendre les choix des viticulteurs face à leurs décisions de pratiques de conduite de la vigne et de protection phytosanitaire.
- Evaluer les performances environnementales et socio-économiques des ateliers viticoles (exploitations viticoles sans autre activité).
- Etablir des scenarii de changements de pratiques, voire modes de conduite afin d'évoluer vers une diminution forte de l'usage des pesticides, tout en préservant la performance économique.