Skip to content

MYCOAGRA

- Article actualisé le

Comprendre les effets des pratiques agricoles sur la mycorhization naturelle.

  • icone de la filiere Toutes filières
    Toutes filières
vignette - MYCOAGRA
# sol

Porté par la Chambre d’agriculture de Dordogne, le projet de recherche appliquée Mycoagra, met l’accent sur la prise en compte des mycorhizes dans les itinéraires culturaux. Plus précisément, il vise à étudier les phénomènes de mycorhization en culture de noyer et de maïs sur un périmètre comprenant la Dordogne, le Lot et la Corrèze. L’originalité réside dans le fait que les expérimentations sont conduites chez des agriculteurs impliqués dans des démarches d’agriculture de conservation des sols et d’autonomie alimentaire pour leurs élevages.

Objectifs

Le projet MYCOAGRA vise à obtenir et diffuser des indicateurs agro-écologiques facilement accessibles aux agriculteurs et aux organismes de conseil et de développement du monde agricole (Chambre d'Agriculture, CETA, Centres Techniques, associations d'agriculteurs...). Ces indicateurs permettront d'intégrer l'intérêt des processus de mycorhization dans les problématiques fondamentales actuelles, à savoir : (1) la limitation de la contingence aux réserves hydriques, (2) la raréfaction des ressources minérales disponibles en phosphore, (3) le renforcement de la résilience des sols par le développement de la vie microbienne, (4) la recherche de traitement alternatif des cultures pour permettre la réduction des produits pesticides, et (5) le maintien, voire l’accroissement de la productivité par l’amélioration de la structure des sols, notamment les plus pauvres. Il sera un élément de réponse au maintien et à l'amélioration d'une compétitivité moderne des exploitations agricoles .

Les livrables de MYCOAGRA seront :
. Une application numérique interactive type Obsalim sur les leviers favorables à la mycorhization et son apprentissage dans le cadre de formations auprès des agriculteurs, des étudiants et des conseillers. Sa valorisation par la création d’une interface web dédiée à la mycorhization.
· La production d'un guide pratique, d'articles dans des revues référencées, de journées techniques et scientifiques et de colloques sur la mycorhization
· La publication d’articles dans la presse généraliste et spécialisée (revue TCS...) agricole, de vulgarisation scientifique, et scientifique internationale (par le biais des labos associés)
· l’organisation de colloques avec un temps régional pour les filières et un temps national au Muséum National d'Histoire Naturelle

Reconstitution et amélioration des sols : retour à la terre des sédiments fluviatiles

- Article actualisé le

Avec un partenariat cohérent, Université de Bordeaux, GEO-Transfert (cellule de transfert de technologie), CEREMA Centre Est, Bordeaux Sciences Agro, Dpt 17 et 6 agriculteurs, le projet propose une approche économique de la gestion d’un déchet avec des intérêts nouveaux pour l’agriculture dont la reconstitution des sols et leur amélioration.

  • icone de la filiere Non classé
    Non classé
# reconstitution# sédiment# sol

La principale filière de gestion à terre des sédiments (dépôts, alluvions…) extraits des voies navigables est la mise en dépôt (66 %) sur des terrains situés en bordure des zones de curage.

La valorisation en agriculture peut se concevoir comme une piste à développer car les sédiments peuvent apporter de la structuration aux sols malgré une valeur nutritive peu intéressante. Cependant, cette valorisation est limitée par la réglementation qui assimile les sédiments de dragage aux boues issues des traitements des eaux usées (STEP). Or les boues sont organiques alors que les sédiments sont principalement minéraux.

Afin de s’inscrire dans l’évolution de la société vers le recyclage, quelques projets de recherche ont vu le jour mais vers le BTP et la technique routière. Dans tous les cas, le principe de précaution commande que l’utilisation des sédiments ne doit pas mettre en danger la santé humaine ni nuire à l’environnement.

Parallèlement, la perte de sol est importante avec en France ¼ des sols affecté par l’érosion.

Les enjeux en agriculture sont donc : réduire les zones de dépôts, recycler, proposer une filière économique, améliorer le potentiel des sols, diminuer le stress hydrique et l’irrigation en améliorant la réserve utile des sols, augmenter le pouvoir épurateur des sols (phyto, nitrates…).

Le projet vise notamment à rechercher les dosages d’épandage possibles sur les sols de Doucins (sables ou limons) et sur des sols argileux-calcaires. Les aspects juridiques seront également étudiés. Il est constitué des axes suivants : analyses et caractérisation des sédiments et des sols, essais, analyse et guide méthodologique, diffusion des résultats.

Objectifs

Proposer une nouvelle solution agronomique aux agriculteurs: validation de la méthode de reconstitution de sols par apport de sédiments dragués inertes et non dangereux
Quantification de l'amélioration du potentiel agronomique du sol et de ses fonctionnalités écologique:
-Rôle de support du sol
-Amélioration du rôle de réserve du sol (hydrique, chimique, biologique)
- Rôle de rétention et d'autoépuration du sol
Effet sur la vie biologique du sol (effet sur la biodiversité et les fonctionnalités écologiques)
Solution d'adaptation aux impacts régionaux du changement climatique
Capacité à proposer une nouvelle filière de valorisation de sédiments dragués considérés aujourd'hui principalement comme des déchets

Une diffusion des résultats est prévue par:
-une animation auprès des agriculteurs sur sites d'essai et lors de réunions techniques
-présentation lors de colloques interprofessionnels sur la thématique de gestion des déchets et gestion des sédiments
-au travers d'un guide méthodologique
-par la rédaction d'articles de presse, internet, fiches techniques
-vers un réseau en constante évolution