Skip to content

Alt’Fongi biocontrôle

- Article actualisé le

Le projet Alt’Fongi Biocontrôle vise à évaluer et optimiser des stratégies de protection du vignoble intégrant le plus possible des produits de biocontrôle pour lutter contre le mildiou, l’oïdium et le botrytis de la vigne dans le contexte spécifique bordelais. Nous voulons fournir des références techniques aux viticulteurs leur permettant d'intégrer ces produits dans leurs itinéraires.

  • icone de la filiere Viticulture
    Viticulture
vignette - Alt’Fongi biocontrôle
# biocontrôle# cuivre# fongicide# mildiou# phytosanitaire# soufre# vigne

Les produits de biocontrôle ont des modes d’action différents des produits conventionnels et plus partiels. Largement plébiscités par le grand public et les politiques, ils restent difficiles à prendre en main par les viticulteurs. De ce fait, des travaux sont nécessaires pour les intégrer efficacement dans une stratégie globale de protection au vignoble. C’est dans cet objectif que nous commençons trois années d’expérimentation en Gironde.

Nous travaillons sur 3 plateformes expérimentales. En 2018 et 2019, chaque plateforme permet d’adresser le problème d’une seule des trois maladies visées : mildiou, oïdium ou botrytis. Deux plateformes sont menées au lycée viticole de Libourne-Montagne et une plateforme est menée  chez un viticulteur à Rauzan. Nous utilisons des produits déjà homologués ou qui le seront d’ici 1 ou 2 ans. Nous travaillons sur des règles de décision prenant en compte l’état sanitaire du feuillage et des grappes ainsi que le climat pour décider :

  • Pour le mildiou, à chaque traitement, quelle quantité de cuivre nous souhaitons ajouter au produit de biocontrôle en fonction de la pression (calculée en pourcentage de la quantité qui serait mise pour une protection de type Agriculture Biologique)
  • Pour l’oïdium, à partir de quand une protection combinée biocontrôle et soufre devient nécessaire
  • Pour le botrytis, en créant des stratégies exclusivement biocontrôle, quand déclencher un traitement en fonction de l’évolution du climat (modèle post véraison, développé par les chercheurs d’INRAE)

Objectifs

- Obtenir des références techniques sur le positionnement des produits de biocontrôle
- Pouvoir déterminer s'il est nécessaire d'associer d'autres produits et en quelles quantités
- Fournir des informations précises et indépendantes aux vignerons bordelais
- Disposer de plateformes d'essais visitables pour échanger sur ces produits et leur utilisation en viticulture

Résultats

Pour plus de résultats, consultez la page du projet sur le site du Vinopôle : Page du projet Site Vinopôle

VERTIGO 2017/2020

- Article actualisé le

En route pour une viticulture plus durable : VERTIGO

  • icone de la filiere Viticulture
    Viticulture

Les pratiques agricoles mises en œuvre depuis la révolution verte ont fortement contribué à la dégradation des sols, à la perte de biodiversité et à la pollution des eaux (Millennium Acosytem Assessment, 2005 ).

Les herbicides et leurs produits dérivés constituent l’une des principales sources de pollution des eaux souterraines et superficielles (IFEN, 2007). La problématique des herbicides apparaît aujourd’hui comme un enjeu majeur pour les viticulteurs, confrontés à des contraintes techniques, réglementaires et environnementales toujours plus nombreuses : phénomènes de résistances (ray-grass), diminution drastique des molécules actives autorisées (glyphosate dans le collimateur), plan Ecophyto 2025, démarches de certification environnementale, conversion à la viticulture biologique…

Dans le vignoble bordelais, les herbicides sont encore utilisés sur près de 80 % des parcelles viticoles, le plus souvent pour maîtriser les adventices sous les rangs (Agreste, 2012).

Le recours aux herbicides dans les inter-rangs est désormais une pratique minoritaire. Elle est localement mise en œuvre, notamment dans les vignobles à forte densité de plantation, soit en association avec un enherbement temporaire ou un travail du sol, mais parfois encore dans des stratégies de désherbage en plein (5 % environ des parcelles en Gironde). En plus de leurs impacts très négatifs sur l’environnement, ces pratiques renvoient une très mauvaise image pour les consommateurs.

Pour les viticulteurs qui n’utilisent plus d’herbicides dans les inter-rangs, 2 alternatives existent : l’enherbement ou le travail du sol.

Dans ce contexte, le projet VERTIGO a donc pour ambition d’acquérir des références pour limiter le travail du sol inter-rangs, au profit des couverts végétaux, afin de maximiser les services écosystémiques rendus. Les travaux menés permettent d’acquérir des connaissances pour gérer les couverts végétaux inter-rangs, naturels et semés, de manière à maîtriser la concurrence induite en fonction des contextes pédo-climatiques et des objectifs de production.

La gestion des couverts végétaux semés (engrais verts) occupe une place centrale dans ce projet, compte-tenu des très nombreux services écosystémiques associés et des risques limités de concurrence (période de repos végétatif de la vigne). Le projet doit permettre à terme de guider les viticulteurs pour adapter les espèces, les matériels et les itinéraires techniques à leurs problématiques agronomiques et à leurs systèmes de production, et raisonner les périodes d’intervention en fonction des conditions climatiques.

Objectifs

L’ambition majeure du projet VERTIGO est de promouvoir les couverts végétaux inter-rangs, naturels ou semés, dans le vignoble bordelais. Dans cette optique, ce projet vise à acquérir de nouvelles connaissances, à concevoir des outils d’aide à la décision (OAD) et à élaborer des supports pédagogiques, pour accompagner les viticulteurs dans la gestion des équilibres biologiques d’agro-écosystèmes viticoles intégrant plus de couvertures végétales, dans l’espace (inter-rangs) et dans le temps (au cours de l’année).
- Le premier axe de ce projet vise à acquérir des connaissances sur les couverts végétaux inter-rangs : biodiversité, structuration et traits fonctionnels des couverts naturels (flore spontanée), choix des espèces et services écosystémiques des couverts semés (engrais verts), nouveaux modes de gestion des couverts (tonte « extensive », roulage, fauchage, semis direct…) et
coûts de production liés à la gestion des couverts.

- Le second axe de ce projet a pour objectif d’étudier les impacts des couverts végétaux inter-rangs sur la qualité des sols (porosité et stabilité structurale, activité biologique, régulation hydrique et minérale…) (Cf Vidéo BOCQS), le développement végétatif de la
vigne (vigueur et alimentation minérale), l’élaboration du rendement, la qualité des raisins et les caractéristiques organoleptiques des vins.

- Le troisième axe de ce projet vise à accompagner la mise en oeuvre de ces couverts végétaux inter-rangs à l’échelle du vignoble bordelais, en multipliant les supports et les canaux de diffusion, à destination des différents acteurs de la filière : démonstrations de matériels, diffusion des résultats et des outils d’aide à la décision et élaboration de supports pédagogiques pour la formation
des viticulteurs, des techniciens et conseillers, des professeurs et des étudiants.

Le projet VERTIGO s’appuie sur un réseau de 12 parcelles, sélectionnées à partir des différents réseaux suivis par la Chambre d’Agriculture de la Gironde depuis 2012, dans le cadre des programmes GIAF et ECOVITI (DEPHY Expé).

Semenciers Partenaires = ELLIARD SDPC / JOUFFRAY DRILLAUD / CAUSSADE SEMENCES

Outils BOCQS version complète : https://www.vinopole.com/8-experimentations/1-agronomie/5-entretien-de-la-fertilite/projets-en-cours/290-vertigo-la-bocqs-boite-a-outils-de-caracterisation-de-la-qualite-des-sols.html