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Lutte contre la déprise vétérinaire pour le maintien d’un maillage territorial nécessaire à l’activité d’élevage en Poitou-Charentes

- Article actualisé le

Début 2021, les remontées, aussi bien par les vétérinaires que par les éleveurs, étaient alarmantes. Une première réunion le 12 juillet 2021 montre que chaque département de Poitou-Charentes avait déjà des zones de désertification vétérinaire et que chaque situation appelait des solutions différentes à court ou moyen terme.

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# élevage# sécurité alimentaire

Suite à cette réunion de juillet 2021, création d’un COPIL multi-partenarial et réflexion en groupes de travail

9 février 2022 : l’ensemble des partenaires décident de répondre à l’AMI (appel à manifestation d’intérêt) sur le territoire Sud-Vienne et au PEI (Partenariat européen pour l’innovation) sur le territoire Poitou-Charentes. Les deux projets ont été retenus.

Poursuite des travaux pour répondre aux deux dossiers, qui a amené à définir les enjeux suivants :

  • Maintenir la santé des cheptels grâce à un maillage vétérinaire suffisant. Ce dernier est gage de santé économique des exploitations et gage de qualité alimentaire
  • Assurer le suivi de la santé des cheptels : surveillance sanitaire, bien-être animal
  • Veiller aux impacts sur l’environnement (biodiversité, qualité eau) et sur la santé humaine : concept One Health
  • Garantir la rentabilité des entreprises vétérinaires et des exploitations d’élevages
  • Favoriser leur transmission
  • Améliorer la qualité de vie des vétérinaires et des éleveurs

Elaboration d’un plan d’action et priorisation des actions à développer pendant la phase d’émergence du PEI. Mise en place de 4 groupes de travail sur les thèmes :

  • Conforter la relation éleveur/vétérinaire au travers du conseil par une offre de différents niveaux de conseils individuels :
    • BSE
    • Suivis réguliers
    • Contractualisation
  • Développer de la synergie entre les structures vétérinaires :
    • en formant (mise en place et assistance terrain) au suivi BSE par des cabinets référents
    • par un partage de compétences, soutien, RH
    • par un partage des gardes….
  • Favoriser le recrutement des jeunes vétérinaires :
    • Se faire connaitre au sein des écoles vétérinaires
    • Les faire venir chez nous
    • Les faire rester : Aides à l’installation (loi DDADUE), création d’un groupe de jeunes vétos, encadré par des coachs, création d’une charte « jeune véto/ véto expert »
  • Favoriser les suivis sanitaires :
    • Maintien d’une prophylaxie annuelle et évolution de la prophylaxie vers des objectifs sanitaires régionaux
    • Bien-être animal : soigner tous les animaux (même ceux de faible valeur économique). Création de tickets de soins, financés par la collectivité
    • Reconnaissance des coûts liés à l’éloignement

 

Objectifs

L’objectif de ce projet est de :
• Consolider le réseau de vétérinaires existant en veillant à court terme à ralentir autant que faire se peut l’arrêt de l’activité vétérinaire rurale et à moyen terme préparer le renouvellement des générations.
• De construire une boîte à outils, adaptable et qui réponde, en termes de désertification vétérinaire, aux différentes situations rencontrées sur le territoire de Poitou-Charentes. En effet les attentes entre une structure à 10 vétérinaires et une structure à 2 vétérinaires peuvent être différentes.
• De permettre le maintien d’un élevage de qualité nécessaire aux revenus des éleveurs et indirectement nécessaire à la santé humaine (one health), l’entretien des paysages (biodiversité), la souveraineté alimentaire.

Sur le territoire les effets du maintien du maillage vétérinaire se mesureront également par l’absence :
- De dégradation de la qualité sanitaire des cheptels,
- De la dégradation du bien-être animal,
- De l’arrêt d’exploitation pour manque de vétérinaires sanitaires.

Résultats

L’intérêt porté à cette boîte à outils, par les différents partenaires, se mesurera par l’utilisation des fiches actions qui lui sont associées

Il est aussi envisagé la mise en place d’un observatoire pour le suivi des actions, l’évolution du maillage vétérinaire. Nous espérons que cette boite à outil puisse servir aux autres départements de la région Nouvelle-Aquitaine par l’intermédiaire notamment des GDS et GTV et pourquoi pas envisager une diffusion au niveau national.

DELEDUR : DEployer les LEviers pour des vins de Bordeaux DURables

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Ce projet consiste à faire émerger, par un collectif de viticulteurs, les leviers d’actions favorisant la résilience de leur exploitation viticole par la mise en place de leviers concernant les enjeux environnementaux, sociétaux et climatiques.

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    Viticulture
vignette - DELEDUR : DEployer les LEviers pour des vins de Bordeaux DURables
# agro-écologie# biocontrôle# vigne

Le projet DELEDUR, Déployer les LEviers pour des vins de Bordeaux DURables, se propose d’identifier, de documenter et de prioriser les leviers d’adaptation pour la durabilité des entreprise viticoles dans un contexte de production des vins de Bordeaux, Bergerac Duras, avec et pour les opérateurs du territoire. Deux axes seront particulièrement questionnés :

  • Adaptation des exploitations au changement climatique
  • Déploiement du biocontrôle pour la culture de la vigne

Les enjeux globaux du projet (phase émergence et opérationnelle) peuvent être résumés selon ces différents points :

  • Identifier les besoins et le périmètre d’intervention pour assurer la durabilité des entreprises vitivinicoles, et leur résilience vis-à-vis des enjeux :
    • Environnementaux :
      1. Gestion de la biodiversité (intra et extra-parcellaire)
      2. Gestion de l’eau (qualitative et quantitative)
      3. Gestion de la qualité de l’air
    • Sociétaux :
      1. Diminution de l’utilisation des produits phytosanitaires et déploiement du biocontrôle
      2. Informer les parties prenantes (riverains, consommateurs, …)
      3. Maintien des corridors écologiques comme les haies
    • D’adaptation au changement climatique :
      1. Gestion des aléas climatiques comme les chutes de grêles, les gelées, les sécheresses …
      2. Gestion de la précocité des vendanges : choix du matériel végétal, maturité phénolique et technologique, …
      3. Gestion des vinifications : choix des levures, des process de vinification …
  • Hiérarchiser les leviers, pertinents, adaptés et applicables au vignoble Aquitain et les stratégies de combinaisons valides et efficaces pour s’adapter au changement climatique et économe en intrants phytosanitaires
  • Évaluer les stratégies dans différents contextes de production
  • Obtenir des stratégies diffusables et adoptées largement.

 

Objectifs

Pour la première phase du projet (phase d’émergence), les objectifs sont les suivants :
- Constituer le Comité de Pilotage composé d’organisations représentatives des opérateurs, de la recherche, de la formation et des entreprises.
- Créer le groupe opérationnel de viticulteurs, au nombre de 15 à 20 représentants de structures variées
- Mobiliser les experts en capacité d’établir un état des lieux des leviers d’adaptation au changement climatique et des solutions alternatives aux produits phytosanitaires de synthèse.
- Identifier les stratégies déjà éprouvées et diffusables dès à présent aux différents contextes de production

REVONS87 : Relation Éleveurs/Vétérinaires : Osons la Nouveauté Sur la Haute-Vienne !

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Des constats communs de baisse d’activité dans le monde agricole et vétérinaire avec des enjeux forts pour le territoire si rien n’est fait (enjeux sanitaire, social et économique) ont conduit les deux professions à réaliser un état des lieux de la situation afin de créer une dynamique autour du projet et trouver, ensemble, des actions à conduire pour redynamiser le territoire et leurs activités.

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# élevage

Des vétérinaires ruraux de plus en plus rares

En matière d’activité vétérinaire rurale, la tendance notée sur les 5 dernières années est la diminution des vétérinaires spécialisés (-11%) et une quasi-stagnation des activités mixtes (3%). De plus, sur certains départements, le phénomène de reprise des cabinets ruraux par des fonds d’investissement se développe. Ces cabinets concentrent ensuite leur activité sur la « canine ». Des études récentes démontrent l’évolution des profils de nouveaux vétérinaires qui contribue à expliquer le moindre intérêt des jeunes générations pour la pratique de la « rurale » : origine géographique majoritairement urbaine, manque d’attractivité des territoires ruraux, charge de travail liée à l’astreinte de la Permanence et la Continuité des soins.

Les élevages haut-viennois très impactés par cette situation

En parallèle, la profession agricole, dans une conjoncture économique de crise et de pressions sanitaires fortes, nécessite des résultats techniques performants.

En Haute-Vienne, l’agriculture est très fortement marquée par l’élevage présent dans 93% des exploitations agricoles en particulier de ruminants : 322 000 bovins, 206 000 ovins, 10 000 caprins.

Des enjeux forts sur le territoire si rien n’est fait !

Ces constats communs de baisse d’activité dans le monde agricole et vétérinaire ont des enjeux forts pour le territoire si rien n’est fait (fournir un service de soin aux animaux de rente réactif et qualitatif ; maintenir les activités vétérinaires pluridisciplinaires, faire évoluer les modèles économiques des entreprises agricoles et vétérinaires, renforcer l’attractivité du territoire).

Agriculteurs et vétérinaires s’unissent pour redynamiser le territoire

Ces deux professions, inquiètes autant sur le sujet de la désertification vétérinaire que sur la baisse du nombre d’exploitants agricoles, ont décidé de conduire un projet commun pour trouver des solutions pour redynamiser le territoire au travers du programme REVONS87. Ce travail est fait en regroupant tous les acteurs du sanitaire, les éleveurs et leurs accompagnateurs afin de réaliser un état des lieux de la situation, de créer une dynamique autour du projet et de s’inspirer d’expériences d’autres zones. La finalité du projet est ensuite de trouver des solutions ensemble, pour redynamiser le territoire et ces activités.

Objectifs

Les objectifs du programme REVONS87 sont les suivants :
• Susciter la coordination entre les intervenants de l’élevage en créant des groupes d’échanges éleveurs/vétérinaires.
• Etre acteur de la refonte des modèles économiques en analysant les différentes organisations locales.
• Innover sur les modes d’intervention (techniques et organisationnels) en s’appuyant sur l’expérience des différents acteurs locaux et de celle d’autres territoires.
• Etre acteur de la formation vétérinaire en analysant les besoins d’appui aux Ecoles Nationales Vétérinaires.
• Promouvoir les activités agricoles et vétérinaires du territoire.

Il est donc prévu au travers de ce projet d'avoir un état des lieux des besoins de la profession agricole et vétérinaire puis de construire des actions qui permettraient d'y répondre (modalités d'intervention en élevage, évolutions réglementaires nécessaires, groupe d'échanges éleveurs/vétérinaires, ...).

Résultats

 

PEI-Emergence Cirphis : développer une solution agroécologique de lutte contre le cirphis

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Le cirphis est une chenille, pour l'instant localisée dans les Pyrénées-Atlantiques, qui provoque de gros dégâts sur la ressource herbagère. Ce projet vise à amorcer la co-construction, entre éleveurs, techniciens et chercheurs, d'une stratégie de lutte agroécologique contre le cirphis, basée en particulier sur le bio-contrôle.

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vignette - PEI-Emergence Cirphis : développer une solution agroécologique de lutte contre le cirphis
# agro-écologie# biocontrôle# élevage# fourrage# pâturage# ravageur

Dans les Pyrénées-Atlantiques, la ressource herbagère, sur laquelle les éleveurs basent en grande partie l’alimentation de leurs animaux, est mise en danger chaque année, dans la quasi-totalité du département, par la problématique des cirphis (ou chenilles des prairies, ou noctuelle à point blanc).  Tous les ans, en fin d’été et en automne, ils causent au mieux une perte de pousse d’herbe sur un secteur réduit du Pays Basque, au pire une destruction des prairies sur de larges étendues du territoire, du Pays Basque au Béarn. Depuis quelques années, ils sont aussi observés sur le département voisin des Landes.

Cirphis

Les dernières grosses attaques, en 2018, 2020 et 2022, ont fait des dégâts considérables. En 2018, on estime que 20 à 30 % des prairies du département ont été touchées tandis qu’en 2020, les dégâts étaient encore plus colossaux. Si ces chenilles peuvent réduire à néant la ressource de l’automne et de l’hiver, elles ont également des conséquences sur les années qui suivent. Resemer les prairies n’est pas toujours possible après une attaque d’automne, et, le cas échéant, le coût de réimplantation n’est pas négligeable. Le coût économique de ces attaques est donc considérable pour les éleveurs. Mais il existe aussi de potentiels méfaits écologiques, dans la mesure où les prairies permanentes sont un réservoir de biodiversité, et qu’il est peu probable qu’elles jouent le même rôle lorsqu’elles sont rasées par les chenilles.

Exemple de dégâts de cirphis sur une prairie

Face à ce ravageur, nous sommes aujourd’hui dans une impasse. En effet, si certaines pistes de luttes existent, elles restent d’une efficacité très partielle et ne permettent souvent pas de faire face à des attaques de grande ampleur, alors que la lutte chimique est aujourd’hui pratiquement impossible. En effet, les derniers produits disponibles ont été interdits en 2021 du fait de leurs conséquences environnementales. En parallèle, la lutte biologique (Bacillus thurigiensis, ou Bt), les solutions mécaniques (piétinement fort par le troupeau, compaction par outil…), ou encore la biodiversité auxiliaire (oiseaux) ne permettent pas de faire face à des attaques d’ampleur.

L’enjeu principal est donc de construire une solution viable et durable sur le territoire pour lutter contre le cirphis, aux côtés des expériences déjà existantes, et dans un contexte où il existe une volonté forte de pérenniser et renforcer la ressource herbagère. Face à cet enjeu, un accompagnement public est majeur dans la mesure où, suite à plusieurs entretiens avec des firmes phytosanitaires, il apparaît que le marché des éleveurs des Pyrénées-Atlantiques est trop restreint pour que celles-ci entament des démarches de R&D sur leur fond propre pour cette problématique. Si rien n’est fait, le risque est alors que les éleveurs se retrouvent, dès 2022, sans aucune solution.

Objectifs

Les PEI-Emergence visent à définir un projet d’innovation, à structurer un partenariat, à identifier des besoins et des actions à mener, et à réaliser des études préalables. En cohérence avec les attendus de cet appel à projets, nos objectifs seront les suivants :
- étudier la possibilité de construire une solution de biocontrôle basée sur les trichogrammes
- réfléchir à des études complémentaires pour mieux comprendre le fonctionnement des cirphis et ses interactions avec l'agroécosystème
- réfléchir à des études complémentaires autour de la résilience des prairies en lien avec la problématique cirphis et les autres enjeux prégnants aujourd’hui
- construire et finaliser un partenariat, regroupant éleveurs, techniciens, et chercheurs

La visée est, derrière ces acquis, de construire un projet à but opérationnel, permettant de construire à court-moyen terme une stratégie de lutte globale contre le cirphis, répondant aux attentes des éleveurs.

Inter’Leg : Accompagner la structuration de la filière légumineuses à graines à destination de l’alimentation humaine en Nouvelle-Aquitaine

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L’objectif du projet est de cibler deux territoires, les Landes et la Charente, et d’y lancer un travail de structuration de filière. Cette première année d’émergence, permettra d’une part de former un groupe “filière” et d’y déterminer les différentes étapes de la structuration, et d'autre part de réaliser un premier test de production de légumineuses.

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vignette - Inter’Leg : Accompagner la structuration de la filière légumineuses à graines à destination de l’alimentation humaine en Nouvelle-Aquitaine
# diversification# légumineuses

Les actions qui seront réalisées dans les Landes et en Charente sont les suivantes :

Action 1 : Mobilisation des acteurs de la filière
→ La réalisation d’entretiens individuels de structures des différents maillons de la filière impliqués en Charente et dans les Landes
→ La mise en place d’un annuaire de la filière qui sera complété au fur et à mesure des échanges afin d’identifier les différents acteurs présents sur le territoire

Action 2 : Mise en culture de parcelles

Action 3 : Préparation de la structuration de filière – Ateliers thématiques – Définir des actions pour le futur PEI

FRENCH PECAN – Adaptation de l’arboriculture au changement climatique par la culture du pacanier agroforestier et biologique en Nouvelle-Aquitaine

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Le projet French Pécan a pour but de structurer une filière noix de pécan française, agroforestière et biologique qui réponde aux besoins d’adaptation de l’arboriculture au changement climatique, d’atténuation de ce dernier par les techniques de l’agroforesterie, et de diversification des exploitations agricoles.

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# agriculture biologique# agro-écologie# agroforesterie# diversification# verger

La région Nouvelle-Aquitaine est un territoire d’arboriculture majeur en France, notamment avec le dynamisme de ses filières noix et noisette. Cependant, le secteur arboricole subit déjà les effets du changement climatique. Face à ce constat, se posent les défis de l’atténuation du changement climatique et de l’adaptation de l’agriculture à ce dernier. Pour y répondre, le projet French Pécan propose des solutions innovantes par l’adaptation des cultures grâce au pacanier, et l’adaptation des techniques à travers l’agroforesterie. En outre, la pratique de cette dernière joue également un véritable rôle dans l’atténuation du changement climatique, notamment par la séquestration de carbone dans le sol et dans la biomasse.

Originaire d’Amérique du Nord, le pacanier est l’arbre produisant la noix de pécan. En France, quelques essais ont été réalisés par des agriculteurs désireux d’explorer de nouvelles pratiques et de nouvelles cultures plus adaptées au changement climatique. Cependant, la culture du pacanier dans l’hexagone est encore méconnue et n’est pas documentée, les quantités produites restent anecdotiques, et l’organisation de l’amont et de l’aval de la filière est inexistante. Aussi, la région Nouvelle-Aquitaine constitue un choix très pertinent pour son déploiement avec le dynamisme d’importants vergers de fruits à coque sur son territoire.

Le projet French Pécan propose ainsi d’adapter l’arboriculture au changement climatique et d’atténuer ce dernier par la culture du pacanier agroforestier et biologique en Nouvelle-Aquitaine. Concrètement, il consistera notamment à : mieux connaitre et documenter la culture du pacanier en France, concevoir et expérimenter des systèmes de culture innovants adaptés au changement climatique, optimiser et formaliser des itinéraires techniques, diffuser les résultats à grande échelle auprès d’un large public, organiser la production locale de jeunes plants sains et de qualité, déployer la production de noix de pécan sur le territoire, améliorer les connaissance sur les procédés de traitement post-récolte des noix de pécan, approfondir les synergies entre les différents acteurs (agriculteurs, recherche, technique agricole, enseignement, formation, consommateurs, etc.), et à terme promouvoir une production française, agroforestière et biologique de noix de pécan.

L’innovation est portée par un collectif de six partenaires initiaux : PPAN47 (association regroupant des producteurs de noix de pécan dans le Lot-et-Garonne), l’Association Française d’Agroforesterie (chef de file), Léger Innovation (bureau d’étude en machinisme agricole), SMDEN-Agrinove (technopole dédiée à l’innovation agricole), la SENuRA (station expérimentale nucicole), et AgroCampus47 (enseignement agricole public). Le programme d’actions de la phase d’émergence est structuré autour de 4 axes : (1) Etudes préalables et Structuration, (2) Recherche et Capitalisation, (3) Vulgarisation et Communication, et (4) Coordination.

Le projet French Pécan est le fruit d’une collaboration ascendante et collective portée par l’ensemble des partenaires initiaux. A court terme, il aura un impact direct à l’échelle régionale auprès des producteurs et des acteurs des filières fruits à coques qui bénéficieront des retombées du projet. A court et moyen terme, il touchera d’autres régions de France où les résultats du projet seront également valorisés et diffusés, voire d’autres pays européens à moyen et long terme.

 

Partenaires French Pécan
Partenaires French Pécan

Objectifs

Le principal objectif du projet French Pécan est d’adapter l’arboriculture au changement climatique, et d’atténuer ce dernier par la culture du pacanier agroforestier et biologique en Nouvelle-Aquitaine.

De 2022 à 2023, la première phase dite d’émergence du projet permet entre autres :
- L’acquisition de références techniques et économiques sur la culture du pacanier en France ;
- La conception d’un programme d’expérimentations ;
- La conduite d'une étude de marché ;
- L’amélioration des équipements post-récolte (cassage des noix) ;
- La diffusion des connaissances auprès des agriculteurs et des acteurs des filières fruits à coque ;
- La promotion des initiatives du projet.

Ces actions introduisent le déploiement du projet opérationnel dans sa phase dite de fonctionnement, qui, à partir de fin 2023 - début 2024, viendra renforcer la structuration d’une filière noix de pécan française, agroforestière et biologique de plus grande ampleur, et à plus grande échelle.

Le projet French Pécan contribue ainsi à accélérer la transition agroécologique dans les différents territoires de France, et à développer une filière et des pratiques agroforestières innovantes répondant aux enjeux de société actuels.

DECISIF : Décrire et Expertiser une Culture d’Intérêt : la Silphie perFoliée

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Le projet PEI-AGRI DECISIF (Décrire et Expertiser une Culture d’Intérêt : la Silphie perFoliée), piloter par la CRA Nouvelle-Aquitaine, vise à évaluer la faisabilité technique ainsi que les intérêts agro-environnementaux de la silphie dans une exploitation agricole pour la production d'énergie et/ou comme fourrage pour l'élevage. 

vignette - DECISIF : Décrire et Expertiser une Culture d’Intérêt : la Silphie perFoliée

La silphie perfoliée (Silphium perfoliatum L.) est une plante pérenne de la famille des astéracées et est d’origine nord-américaine. Elle est arrivée en Europe au 18ème siècle et a été utilisée d’abord comme plante ornementale. Sa culture n’a débuté que dans les années 1950 en Russie pour un débouché en ensilage pour l’élevage. En France, INRAE s’y est intéressé entre 1974 et 1981. Des mesures ont été réalisées sur la productivité et sur quelques valeurs alimentaires. Malgré des résultats très encourageants, le développement du maïs ensilage a entraîné l’arrêt des travaux de recherche sur  la silphie. Depuis 2010, la silphie connait un regain d’intérêt grâce au développement de la méthanisation qui est pour elle un nouveau débouché.

De plus, les mesures visant à limiter les impacts négatifs de l’agriculture sur l’environnement encouragent l’implantation de ce type de culture pérenne. En effet, en plus d’être utilisée comme fourrage (en ensilage, enrubannage ou pâturage) ou source d’énergie renouvelable, elle apporterait de nombreux bénéfices agronomiques et environnementaux : biodiversité, santé des sols, qualité de l’eau, attrait des pollinisateurs, stockage de carbone, érosion, phytoremédiation… D’autres intérêts ont également été signalés comme des vertus médicinales (terpènes, …), le fort pouvoir mellifère et les possibilités d’utilisation en paillage ou combustible (granulés). Cette culture « multi-usage » pourrait être une solution alternative ou complémentaire au maïs ensilage qui couvre plusieurs millions d’ha en France. Dans le cadre de la méthanisation, l’usage est actuellement limité en France du fait d’une limitation des cultures annuelles pour la production de biométhane. Cette culture présente donc de nombreux atouts par rapport à l’enjeu du changement climatique à savoir :

  • la diversification des sources de fourrages dans des situations de sécheresse,
  • la fourniture de biomasse pour la production d’énergie renouvelable,
  • le stockage du carbone dans les sols.
Depuis 2 ans, cette culture est régulièrement mise en avant, notamment dans la presse agricole, et les agriculteurs sont de plus en plus demandeurs de références sur cette espèce pour savoir s’il est économiquement et environnementalement intéressant d’implanter de la silphie, qui nécessite un fort investissement à l’implantation.
Le projet DECISIF visera donc à évaluer la faisabilité technique ainsi que les intérêts agro-environnementaux de cette plante dans une exploitation agricole pour la production d’énergie et/ou comme fourrage pour l’élevage.
Il s’agit pour le moment d’une phase d’émergence d’un an qui va permettre de constituer et consolider un réseau de partenaires souhaitant travailler sur la silphie. Des suivis de parcelles chez des agriculteurs et des tests d’implantation en station expérimentale permettront de préciser les besoins en recherche et développement sur cette culture. Des enquêtes auprès des acteurs des filières (méthanisation et production animale) informeront des intérêts qu’ils portent à la silphie ainsi que des premiers retours d’expériences.
La CRA Nouvelle-Aquitaine pilote le projet. Les Chambres d’agriculture de Charente-Maritime, Creuse, Pyrénées-Atlantiques et Haute-Vienne, ainsi que l’INRAE de Lusignan sont partenaires. 

Objectifs

La silphie est une culture a priori intéressante sur les plans économiques, environnementaux et sociaux. Elle répond aux enjeux de l’agroécologie et de l’agriculture de demain. Le présent projet permettra de vérifier, préciser et quantifier tous ces bénéfices et de fédérer des travaux et réflexions sur cette culture.

Objectifs de la phase d’émergence :
 Constituer et consolider un réseau de partenaires souhaitant travailler sur la silphie
 Préciser les besoins et attentes des filières (filière méthanisation et filières animales)
 Préciser les besoins en recherche et développement et construire un premier protocole visant à répondre aux problématiques identifiées
 Tester un protocole de suivi de la culture sur quelques parcelles de silphie
 Préciser le contenu des actions de la phase de fonctionnement du groupe et préciser les partenariats pour le dépôt d’un PEI

Pour la réalisation de ces objectifs, cette phase d’émergence consistera à la fois en la réalisation d’enquêtes auprès d’agriculteurs et d’acteurs des filières, et au test d’un protocole de suivi de la culture sur parcelles de silphie. L’ensemble des bénéficiaires finaux (agriculteurs, conseillers) seront impliqués dès le démarrage du projet.
Ce projet doit répondre rapidement aux interrogations des agriculteurs en objectivant les intérêts et limites (agronomiques, environnementaux, et économiques) de cette plante pour leurs exploitations. Il doit également en démontrer la faisabilité technique et apporter des connaissances approfondies sur la conduite de la culture. Il apportera aussi des éléments de réflexion aux organismes décideurs et professionnels sur la mise en place de nouvelles formes de rémunération des agriculteurs. Enfin il permettra d’accroitre les compétences des conseillers sur la silphie.

Concilier production et réduction de l’empreinte carbone en Nouvelle-Aquitaine

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Beef carbon Nouvelle Aquitaine est un projet de filière collectif permettant la mise en oeuvre de pratiques qui vise à réduire l'empreinte carbone de la viande. Il répond au double objectif: améliorer l'efficience environnementale et économique des élevages de l'ensemble de la Région.

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# élevage# empreinte carbone

En lançant son propre projet en Nouvelle-Aquitaine, la filière viande bovine régionale souhaite co-construire, avec l’ensemble des acteurs du territoire, une démarche bas carbone volontariste de grande ampleur visant à mettre en place les moyens nécessaires conduisant à un plan carbone adapté à l’ensemble de la région. L’objectif final du projet est de construire le plan d’action de la production de viande bovine de la région devant permettre de conforter le potentiel de production tout en s’inscrivant dans l’objectif de réduction de l’empreinte carbone de la viande, défini à l’échelle nationale.

La mise en place de ce projet sur les 12 départements constitutifs de la région Nouvelle-Aquitaine s’appuiera sur une évaluation de masse de l’empreinte carbone d’un échantillon de 600 exploitations et la mise en place d’un réseau de 100 fermes pilotes à faible impact carbone. Cette évaluation quantitative et qualitative en élevage sera complétée par une analyse prospective sur les mécanismes de valorisation carbone adaptée aux potentialités de la région. Il permet le test et application concrète d’actions à mettre en place pour lutter contre le changement climatique à l’échelle d’une grande région.

Objectifs

600 diagnostics Cap'2er de niveau 1 représentatifs de tous les systèmes de production de viande bovine de la Région
100 fermes pilotes avec diagnostics Cap'2ER de niveau 2 et plan d'actions visant à réduire l'empreinte carbone
3 réseaux d'éleveurs
plan d'action de la filière viande bovine régionale

Résultats

SO_PERFECTS

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Ce projet tend à ce que la Nouvelle-Aquitaine soit un espace pour promouvoir des systèmes d’élevage ovin agroécologique conciliant la triple performance. Doté de nombreux partenariats complémentaires sur les deux bassins ovins de Nouvelle-Aquitaine, sa démarche est ascendante en partant des agriculteurs et en confrontant leurs pratiques. Les élevages des lycées agricoles sont associés aux tests.

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vignette - SO_PERFECTS
# performance

La Nouvelle-Aquitaine compte 1,2 Million de brebis, le premier troupeau français de brebis allaitantes et le second de laitières. La moitié des allaitantes y sont engagées dans un signe officiel de qualité contre 20 % ailleurs en France. Et 96% de ces nourrices pâturent. En lait, la Nouvelle-Aquitaine compte l’AOP Ossau-Iraty exclusivement produite avec des races locales. Les deux-tiers des laitières paissent en estives contribuant à l’entretien des zones de montagne.

Le maintien de ces élevages passe par leurs capacités à relever les défis de la durabilité : rentabilité, acceptabilité et écologie.

Bien qu’en progression, le revenu des éleveurs en production allaitante est parmi les plus faibles des revenus agricoles avec des marchés de moins en moins régulés. Les éleveurs ovins doivent travailler à l’attractivité de leur métier (conditions de travail) alors que la pression sociétale augmente (bien-être animal, remise en cause de la consommation de viande, limitation des intrants…).

La finalité du projet So_Perfects est d’identifier et de promouvoir des solutions d’adaptation nouvelles autour des trois leviers : des systèmes fourragers maximisant le pâturage, la diminution des intrants alimentaires et sanitaires, l’augmentation de la productivité. La recherche de l’autonomie protéique est un axe stratégique.

Les actions se répartissent ainsi : construction participative de solutions, confrontation aux connaissances techniques et scientifiques, tests et appropriation, transfert et communication.

Le projet se déroulera principalement dans les départements de la Charente, Creuse, Dordogne, Deux-Sèvres, Haute-Vienne, Vienne et Pyrénées-Atlantiques.

Objectifs

Seize groupes d'éleveurs accompagnés de leur technicien travaillent sur des thématiques d'intérêt en lien avec l'alimentation ou le sanitaire : médecines alternatives, tonte, plantes estivales, parasites interne, désaisonnement, pâturage mixte.... En plus des tests réalisés dans ces élevages, des essais sur les mêmes thèmes sont menés en sites expérimentaux et exploitations de lycées agricoles afin de renforcer les résultats. Tous les résultats seront publiés en fin d'essai.

Renforcer la cohérence entre sélection de la race Manech à tête noire et les systèmes de la montagne basque pour relancer une dynamique collective de la race

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Ce projet est issu d’une démarche PEI-AGRI Groupe opérationnel. Face à la baisse des effectifs de cette race pourtant emblématique, il recherche des solutions d’organisation pour mettre en œuvre des actions collectives.

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vignette - Renforcer la cohérence entre sélection de la race Manech à tête noire et les systèmes de la montagne basque pour relancer une dynamique collective de la race
# basque# race# sélection

Le contexte de forte demande de lait au niveau du bassin de production a conduit les éleveurs à s’orienter vers l’augmentation de la production au détriment d’une race dont les qualités s’expriment en montagne. La manech tête noire (MTN) a donc été progressivement remplacée par la manech tête rousse puis par la basco-béarnaise, y compris sur les exploitations des vallées de montagne.

Cette réduction du nombre de brebis MTN a entraîné la forte baisse du nombre d’éleveurs de MTN et donc mécaniquement la capacité d’action collective que peuvent porter les gestionnaires de la race. De plus, les éleveurs restés sur la MTN sont coupés en deux « camps » : ceux qui ont fait évoluer leurs systèmes pour mettre en œuvre les principes de sélection et ceux qui sont restés attachés au système montagnard (petites exploitation, importance de la transhumance longue). Les effectifs des deux groupes sont devenus trop faibles pour pouvoir créer une émulation collective mais les deux groupes ont pris conscience de la nécessité de rechercher un consensus pour se rapprocher et relancer la race.

L’association Buru Beltza (tête noire en basque) créée en 2010 regroupe 90 éleveurs. Un contrôle laitier expérimental a été mis en place pour rapprocher les objectifs des deux groupes.

L’objectif du projet est de tester la réorientation du schéma de la MTN en conciliant objectif d’amélioration de la production laitière et de maintien de la qualité montagnarde de la race. Le projet est construit sur 5 axes de travail : gouvernance et co-construction, explorer les possibilités offertes par la génomique, adapter les pratiques liés à la mise en place du programme de sélection, mettre à l’étude de nouveaux critères de sélection, analyser et promouvoir les systèmes d’élevage MTN.

Objectifs

Le projet a pour objectif de rassembler les éleveurs de la race MTN et les chercheurs afin de définir ensemble les modalités d'un programme de sélection novateur. Selon les besoins exprimés par les éleveurs, dans leur contexte d'élevage, les chercheurs ont a définir des scénarios de sélection collective autant sur le plan conceptuel que sur les modalités pratiques afin de permettre aux éleveurs de choisir les orientations de la race locale et de définir les axes de travail génétique et technique pour adopter un programme de sélection consensuel et novateur, adaptation au territoire, changements climatiques et aux conditions d'élevage.